Chanel veut relancer la filière "fleur d'oranger" à Vallauris avec la plantation de 600 arbres

Au début du 20ème siècle, c'était une activité économique très importante pour la commune de Vallauris. Pour pérenniser la filière, la Maison Chanel et la famille Mul lancent un programme de plantation de 600 arbres à Vallauris-Golfe-Juan d'ici 2020. 

La fleur d'oranger délicate et précieuse pour la maison Chanel
La fleur d'oranger délicate et précieuse pour la maison Chanel © France 3
La fleur est délicatement parfumée, à la belle saison (de fin avril à mi-mai) les bigaradiers (oranger amère) sont en pleine floraison. Au début du 20ème plus de 300 producteurs travaillaient sur Vallauris-Golfe-Juan. Aujourd'hui il en reste très peu (une trentaine). Certains passionnés reprennent l'activité. 
 
Récolte des fleurs d'oranger à Vallauris ©France 3

Pour relancer la filière et tenter de la pérenniser, la famille Mul et Chanel ont un projet de replantation de 600 arbres d’ici 2020. Car il faut savoir que toute la production d’huile essentielle est vendue à Chanel pour le fameux parfum numéro 5 (créer en pays grassois en 1921) notamment et pour d’autres parfums. La Maison Chanel veut sécuriser la filière et maîtriser la traçabilité des produits. Sophie Vergès, responsable communication de la Maison Chanel nous explique leur philosophie.
 
Chanel veut relancer la filière de la fleur d'oranger à Vallauris ©France 3
 
Le néroli, huile essentielle de fleur d'oranger, entre dans la composition du Numéro 5. La Maison Chanel souhaite passer de 5 tonnes de fleurs produites à 50 tonnes. Cette production accrue, permettrait d'envisager d'autres créations qui mettent à l'honneur les Alpes-Maritimes. D'ailleurs, un nouveau parfum sortira fin mai.

« PARIS-RIVIERA est une fragrance florale et lumineuse
à l’image de l’esprit joyeux et ensoleillé de la Côte d’Azur
des années 20. » Olivier Polge, le nez de Chanel

La famille Mul, est composée de cultivateurs de fleurs à parfums depuis 5 générations. Elle est en partenariat avec Chanel depuis 1987. Elle produit par exemple du jasmin, de la tubéreuse, de l'iris de la rose et bien-sûr de la fleur d'oranger. En mai la famille reçoit les fleurs de tous les autres producteurs du coin, ainsi la coopérative Nérolium de Vallauris amène sa production pour la distillation. Ce long processus permet de récupérer la fameuse eau de fleur d'oranger et le Néroli. 

Distillation de la fleur d'oranger des Alpes-Maritimes ©France 3

Historiquement, à Vallauris, la fleur était distillée à la coopérative agricole. Le Nérolium a été créé en 1905, dans ce vieux bâtiment aux chaudières d'époque, 80 000 kilos de fleurs étaient distillés par jour. Aujourd'hui, la coopérative s'est rencentrée sur son coeur de métier à savoir l'agrumiculture. Pour conserver une activité au sein du Nérolium, la coopérative a développé les produits dérivés. Ainsi, elle produit de la confiture d'orange amère et du vin d'orange.

Pour redécouvrir cette histoire patrimoniale, regardez la série consacrée à cette filière vallaurienne ►


 
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