Coronavirus : Cannes, Antibes et Nice prennent des mesures pour assurer la sécurité sanitaire dans les bureaux de vote

Illustration. / © Vincent Voegtlin / MAXPPP
Illustration. / © Vincent Voegtlin / MAXPPP

Face à la progression de l’épidémie de coronavirus dans les Alpes-Maritimes, les mairies s’organisent pour assurer la sécurité sanitaire dans les bureaux de vote. Distribution de masques, gels hydro-alcooliques… tour d’horizon des mesures envisagées.

Par Sophie Marechal

Alors que certains candidats des Alpes-Maritimes, comme le maire sortant de Beausoleil, Gérard Spinelli, ont choisi de suspendre provisoirement leur campagne en raison de l’épidémie de coronavirus, les principales villes du département mettront en place des mesures particulières pour faire face à la crise sanitaire lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains.


Affiches pédagogiques, lingettes désinfectantes, distribution de masques…

A Cannes, des affiches pédagogiques rappelant les "bonnes pratiques d’hygiène" seront disposées dans les 57 bureaux de vote de la commune. Des gels hydro-alcooliques seront également mis à la disposition des électeurs.
 

"Une personne sera dédiée à l’accueil et à l’orientation des votants afin d’inciter toutes les personnes à se désinfecter les mains en entrant dans la salle", précise la mairie dans un communiqué. Les locaux seront désinfectés et nettoyés avant et après le scrutin.
 

Même chose à Antibes, où des flacons de lotion hydro-alcoolique seront mis à la disposition des habitants et des lingettes désinfectantes permettront de nettoyer l’écran de vote de la machine.
 

A Nice, des masques de protection seront distribués à l’entrée des bureaux de vote et du gel hydro-alcoolique sera aussi mis à la disposition des votants.


Un report envisageable ?

Malgré ces mesures de protection, des voix s’élèvent pour demander le report de ces élections, notamment dans l’Oise, un des départements les plus touchés par l’épidémie, où le président des maires craint également un fort taux d'abstention.

Juridiquement, ce report est possible, selon Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste interrogé par France Info : "Le report général est possible, mais il suppose une loi. Il faut que cela passe par la loi puisqu'elle fixe la date des élections municipales. Cela suppose donc qu'elle soit promulguée dans l'urgence, avant le premier tour".
 

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