Covid 19 : 3 choses à savoir pour comprendre la mise en place du plan blanc dans les hôpitaux de Paca

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Écrit par Emilie Mechenin
Alors que la région PACA enregistre un taux d'incidence de 577 pour 100 000 habitants, les hôpitaux se préparent aux conséquences de la 5ème vague.
Alors que la région PACA enregistre un taux d'incidence de 577 pour 100 000 habitants, les hôpitaux se préparent aux conséquences de la 5ème vague. © NicolasTUCAT / AFP

Accélération de l'épidémie, taux d'incidence à la hausse, vaccination à la traîne, face à la flambée de Covid-19, l'agence régionale de santé déclenché la seconde phase du plan blanc pour les hôpitaux de la région Paca. On vous explique pourquoi.

L'agence régionale de santé a déclenché la phase 2 de son plan blanc dans les hôpitaux de Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Alors que le taux d'incidence atteint 577 cas pour 100 000 habitants dans la région, les structures hospitalières adaptent leur organisation. Un chiffre bien au-dessus de la moyenne nationale de 434. 

Concrètement, les hôpitaux peuvent rappeler des professionnels de santé en vacances, ouvrir des places en réanimation ou déprogrammer des opérations chirurgicales non-urgentes. 

"Aucune déprogrammation n'est prévue", annonce Sébastien Debeaumont, directeur adjoint de l'ARS. Le responsable s'inquiète cependant pour l'avenir.

Si 198 personnes sont actuellement  en réanimation, d'ici 10 jours, "il pourrait y avoir 100 patients en plus".

En parallèle, l'ARS lance un appel à tous les professionnels de santé volontaires (étudiants, retraités, libéraux...), pour venir compléter les effectifs. 

France 3 vous explique en 3 points pourquoi l'ARS a décidé de déclencher son plan Blanc. 

  • Afflux de malades Covid à l'hôpital 

Les hôpitaux ne sont pas encore saturés mais la situation se dégrade de jour en jour.

En une semaine, les hôpitaux de la région ont enregistré une augmentation de 43% des admissions de malades Covid.

En soins critiques (réanimation, soins intensifs, soins continus), c'est 40% de plus : 261 personnes y sont prises en charge, selon les derniers chiffres de l'ARS. 

"Le plan blanc de niveau 2 doit permettre aux hôpitaux de pousser les murs, et augmenter le nombre de lits que ce soit en hospitalisation conventionnelle, ou en soins critiques et réanimations", explique Sébastien Debeaumont. 

#COVID19 | Situation du 7 décembre comparée aux données du dernier rapport publié
▶ 804 personnes hospitalisées (+ 242)
▶ 261 personnes en réanimation (+ 75)
▶ 9 145 personnes décédées depuis le début de l'épidémie (+ 83)
👉 + d'infos : https://t.co/rMmMWP0sBY pic.twitter.com/KbzpCriRfw

Dans son point hebdomadaire, l'Agence indique que 94,5 % des lits en réanimation sont occupés, tandis que le nombre de décès a presque doublé en une semaine.

  • Peur de revivre la quatrième vague

Contrairement à l'Ile de France, la région Paca avait été épargnée lors de la première vague du coronavirus.

Avec un taux d'incidence de 577 pour 100 000 habitants, on retrouve les mauvais chiffres de la quatrième vague et du variant Delta.

En août 2021, le taux d'incidence de 571 cas avait poussé l'ARS a déclenché le plan blanc. 

"Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est parce qu'on a un relâchement conscient ou inconscient des gestes barrières", souligne le directeur adjoint de l'ARS Paca. "Plus que jamais le port du masque, la distanciation, l'aération des pièces où on se trouve, la réduction du nombre de personnes que l'on fréquente est importante".

Dans notre région, les Alpes-de-Haute-Provence sont le département le plus touché par l'épidémie, avec un taux à 689 cas pour 100 000 habitants.

  • En retard sur la vaccination

Provence-Alpes Côte d'Azur accuse un retard sur la campagne vaccinale par rapport aux autres régions.

Au 7 décembre, 82% de la population régionale de 12 ans et plus a reçu un schéma vaccinal complet. C'est 4 points de moins que le taux national. 

"Les chiffres sont têtus, la majorité des personnes qui sont accueillies à l'hôpital aujourd'hui, notamment en services de soins critiques et de réanimation sont des patients qui ne sont pas vaccinés", insiste encore Sébastien Debeaumont. 

"La vaccination est le principal levier dont nous disposons, et on ne l'avait pas il y a un an. On voit bien qu'elle n'empêche pas la transmission, ni d'attraper le Covid, dans tous les cas, elle empêche l'arrivée à l'hôpital sur les formes graves et c'est ça l'enjeu pour nous aujourd'hui."

A ce stade,  223 909 ont reçu une 3e dose. 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

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