Covid-19 : va-t-il falloir un QR code pour aller skier, la question toujours pas tranchée

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Écrit par Loïc Perrier
Près de 39,5% des français choisissent la montagne pour passer les vacances d’hiver (chiffre Association Nationale des Maires des Stations de Montagne)
Près de 39,5% des français choisissent la montagne pour passer les vacances d’hiver (chiffre Association Nationale des Maires des Stations de Montagne) © FTV

Les députés ont adopté mercredi la possible prolongation du pass sanitaire. Une question se pose : pour les vacances d'hiver, l'accès aux remontées mécaniques sera-t-il adossé à la présentation d'un pass, selon le secrétaire d'Etat en charge des transports, la décision n'est pas tranchée.

Une saison d'hiver sous le signe du pass sanitaire ? L'Assemblée a donné dans la nuit de mercredi à jeudi, un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire", avec la possibilité controversée de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet. Le texte atterrira au Sénat dès le 28 octobre.

À l'approche des vacances d'hiver, la question interroge les professionnels de la montagne. Y aura-t-il besoin d'un pass sanitaire pour utiliser les remontées mécaniques et accéder aux pistes ?

Lors de sa venue à Sisteron, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, s'était voulu rassurant quant à l'ouverture des stations. "Les conditions n'étaient pas réunies l'an dernier, car il n'y avait pas la vaccination, le pass sanitaire. Cet été, on a pu laisser de nombreuses structures ouvertes grâce au pass sanitaire, il ne faut pas se l'interdire si cela peut permettre de sécuriser la saison".

Concernant le pass l'homme politique affirmait encore fin septembre que "le droit commun ne prévoit pas que le pass sanitaire soit demandé dans les remontées mécaniques".

Des propos plus nuancés mardi au micro de Sud Radio. Jean-Baptiste Lemoyne explique qu'un pass sanitaire obligatoire est "une réflexion en cours"

"A ce stade il n'est pas prévu, mais il ne faut pas l'exclure parce que le pass c'est ce qui permet de rester ouvert quoi qu'il arrive (…) c'est clairement une réflexion qui est en cours, on se pose la question". 

Pour Alexis Aubespin, responsable de l’office de tourisme de Serre Ponçon, "cela pourrait avoir un impact, c’est certain" sur les deux stations de taille modeste que comporte la commune. "Dans la population non vaccinée, il y a une proportion pratiquante de sport de montagne qu’on pourrait perdre."

Côté Ubaye, "tout est prêt pour pouvoir contrôler le pass". Le responsable de l'office de tourisme, Draguy Vojvodanovic n'est pas inquiet. "Par expérience, on a participé au Roc d’Azur où le pass était obligatoire et ça n’a pas impacté l’affluence, ni généré de file d’attente". Pour ce professionnel, la question se pose si cette éventuelle application doit être "globale ou par activité".

S'il est encore trop tôt pour se prononcer, Jean-Baptiste Lemoyne tempère. Pour lui, l’impact sur les stations serait "minime" si le pass devenait obligatoire.

"Aujourd’hui, 85 % de la cible vaccinable est vaccinée et la plupart des gens qui viennent en station prennent le TGV, ceux qui viennent de l’étranger prennent un avion, donc ils sont soumis de fait au pass sanitaire".

Alors que planait l'incertitude sur une hypothétique levée du pass à la mi-novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a lui douché les enthousiasmes, mercredi à l'issue du Conseil des ministres.

"Aujourd'hui, vu la situation, je ne vois pas comment une adaptation pourrait intervenir au 15 novembre".

 

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