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Hautes-Alpes : les Écrins culminent exactement à 4 101,17 mètres d'altitude...

... Et non plus à 4 102 mètres... C'est le résultat d'une très sérieuse expédition avec des géomètres experts pour mesurer précisément les hauteurs de nos montagnes. De nouvelles altitudes qui seront mentionnées sur les nouvelles cartes.
Sommet mythique de l’histoire de l’alpinisme, la Barre des Écrins culmine très exactement aujourd’hui à 4 101,17 m (contre 4 102 m lors des précédentes mesures).
Sommet mythique de l’histoire de l’alpinisme, la Barre des Écrins culmine très exactement aujourd’hui à 4 101,17 m (contre 4 102 m lors des précédentes mesures). © Pascal Tournaire

83 cm de moins...

4 101,17 mètres : c’est la nouvelle hauteur de la Barre des Écrins dans les Hautes-Alpes !
Après une première tentative de mesure en juillet annulée par les mauvaises conditions météo en altitude, une équipe de quatre géomètres experts ont pu atteindre le sommet de la Barre des Écrins le 23 Août dernier.
L’objectif était de remesurer d’une manière précise et officielle, les trois plus hauts sommets de plus de 4 000 m du massif : la Barre des Écrins, le Pic Lory et le Dôme de Neige des Écrins.

Les opérations ont été réalisées avec des GPS installés à même sur le rocher, et non sur la neige.
Les données de géo-positionnement du sommet (latitude, longitude et altitude) au centimètre près, ont été communiquées à l’IGN (Institut Géographique National) puis analysées durant le mois de septembre pour le calcul définitif des différentes altitudes qui seront prochainement mentionnées sur les nouvelles cartes !

La barre des écrins dans les Hautes Alpes.
La barre des écrins dans les Hautes Alpes. © Pascal Tournaire


Sommet mythique de l’histoire de l’alpinisme, gravit pour la première fois par les anglais dont Edward Whymper le 25 juin 1864, la Barre des Écrins culmine très exactement aujourd’hui à 4101,17 m (contre 4102 m), tandis que le Dôme de Neige pointe à 4009,30 m (4015 m) et le Pic Lory à 4086,87 m (contre 4088 m).

Des données qui mettent également en lumière, la qualité des mesures opérées jadis sur les sommets de ces trois lieux mythiques de l’alpinisme à l’aide de moyens de mesure moins sophistiqués à l’époque par le Capitaine Adrien Durand en 1828 (depuis le Pelvoux) ou par le physicien André Helbronner en 1905.

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