10 jours après le début de leur grève de la faim, les 21 migrants du Centre d'Accueil et d'Orientation de Chauveton ont cessé leur action. Une décision justifiée par "l'approche du ramadan", qui doit débuter le 27 mai. Ils protestaient contre la procédure d'expulsion vers la Norvège de 2 Soudanais. 

C'est une décision de raison. A moins d'une semaine du début du ramadan, les 21 migrants du Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) de Chauveton ont arrêté leur grève de la faim débutée le 10 mai. Si un communiqué a été transmis hier, les grévistes avaient cessé leur action depuis samedi 20 mai à 15h. L'approche de ce jeûne de près de 30 jours les a incité à s'arrêter étant donné qu'ils auraient déjà perdu plus de "cinq kilos chacun" selon les associations de soutiens aux migrants.

10 jours de grève de la faim


Les migrants de ce CAO haut-alpin protestaient contre la procédure d'expulsion en Norvège qui vise deux des leurs. Une instruction menée par la préfecture des Hautes-Alpes. qui s'appuie sur une directive européenne "Dublin III". Cette instruction oblige un demandeur d'asile à réaliser ses démarches dans le pays par lequel il est arrivé en Europe. 

Une décision par jugement prévu le 1er juin


Les collectifs de soutien aux migrants ont alerté les candidats aux législatives et le président de la République, Emmanuel Macron. Les deux Soudanais concernés par cette expulsion ont émis un recours contre cette décision. Ils attendent maintenant le verdict du tribunal administratif de Marseille prévu le 1er juin. 

Regardez ce reportage de Mekioussa Boudjema et Alexandre Lépinay réalisé vendredi 19 mai.
Depuis le 10 mai, 21 migrants du Centre d'Accueil et d'Orientation de Chauveton sont en grève de la faim. Ils protestent contre la directive européenne "Dublin III", qui oblige un demandeur d'asile à effectuer ses démarches dans le pays d'entrée de l'Union Européenne. Deux Soudanais actuellement à Embrun sont ainsi menacés d'expulsion vers la Norvège. ©France 3 Provence-Alpes