Gap : procès en appel de l'affaire des “bébés secoués”

L'assistante maternelle, condamnée, l'an dernier à Gap à 6 mois de prison ferme pour maltraitance, est rejugée aujourd'hui par la cour d'Appel de Grenoble / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
L'assistante maternelle, condamnée, l'an dernier à Gap à 6 mois de prison ferme pour maltraitance, est rejugée aujourd'hui par la cour d'Appel de Grenoble / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Un an après sa condamnation à six mois de prison ferme, la nounou reconnue coupable de maltraitance envers deux enfants, est rejugée aujourd'hui par la cour d'Appel de Grenoble

Par Jérémie Hessas

L’ancienne assistance maternelle, Nathalie Martineau, condamnée en 2016 pour maltraitance, à 30 mois de prison dont 6 mois ferme, est rejugée aujourd’hui en deuxième instance, par la cour d’Appel de Grenoble. L’affaire avait débutée en janvier 2013 avec l’admission aux Urgences de La Timone d’un bébé, Mathis, victime d’un malaise.

Le syndrome du bébé secoué détecté


Les médecins diagnostiquent rapidement le syndrome du « bébé secoué ». L’enfant subit deux opérations au cerveau et suite aux constats des médecins les parents portent plainte. Les enquêteurs découvrent que Louis, le frère du jeune Mathis a également été victime des mêmes sévices.

Nounou depuis 22 ans


Les investigations remontent jusqu’à la nounou qui s’occupe des enfants, d’autres témoignages viennent étayer les soupçons. L’assistante maternelle, qui exerce depuis 22 ans, est pourtant décrite par des parents comme exemplaire. Des témoignages louent sa «rigueur » et sa «douceur ».

Au cours de l’enquête et pendant son premier procès, la nounou n’a jamais reconnu sa responsabilité. Son avocat d’alors avait pointé une instruction « à charge » et ne comprenait pas que « l’on suspecte une nounou sur des rumeurs et des ragots. »

Des déficiences physiques


5 ans après les faits, l’ainé des enfants souffre de déficiences physiques. Au cours du premier procès, l’avocate de la partie civile avait rappelé que « Louis, le plus grand, ne parvenait pas à courir après le ballon et à taper dedans. » En première instance, le tribunal correctionnel de Gap avait condamné, l’assistante maternelle à 6 mois de prison ferme et à une interdiction définitive d’exercer son métier. En faisant appel, la nounou pourrait échapper à cette interdiction ou bien être condamnée plus lourdement.

Sur le même sujet

collecte de jouets

Près de chez vous

Les + Lus