Gap : tags islamophobes et lettre de menace sur une mosquée

Des tags islamophobes ont été découvert dimanche matin sur les murs d'un lieu de prière musulman de Gap quartier de la justice. Une lettre de menace a également été déposée. Elle est signée du "parti libre de France".
Des tags racistes et islamophobes ont été inscrits dans la nuit de samedi à dimanche sur les murs d'un lieu de prière musulman à Gap.
Des tags racistes et islamophobes ont été inscrits dans la nuit de samedi à dimanche sur les murs d'un lieu de prière musulman à Gap. © Twitter Dômes & Minarets
La paix, c'est le nom de ce lieu de culte, "Salam" en arabe. Une paix souillée par des tags à caractères islamophobes et racistes.

Si ce lundi, les tags ont été effacés, voici ce que l'on pouvait lire :

"Islam dehors", "mosquée= pute" , "Allah = fils de pors" , "dehors couscous de merde" ou encore "femmes voilées= grosses chiennes"
   
Une lettre contenant des menaces a été déposée expliquant que ces tags sont" l'acte 1" et qu'un "acte 2"  se prépare.  
"Bien sûr, l'acte 2 ne se passera pas ici mais le but restera le même, vous faire subir ce que vous nous faites subir"
ou encore 
“Nous on veut une vraie France, une France forte, une France fière de ce qu’elle est vraiment et de ce qu’elle ne sera jamais” 
Le vocabulaire utilisé sur les tags et dans la lettre ainsi que les symboles dessinés, des croix celtiques semblent indiquer que le signataire dit du "parti libre de France" reprend les codes des néo-nazis et de l'ultra-droite .

Le courrier a été remis aux policiers chargés de l'enquète, il est parti pour être analysé afin de recueillir empreintes et ADN sur cette missive.

L'évèque de Gap et Embrun a apporté son soutien à la communauté par un tweet ce 18 novembre. La préfecture des Hautes-Alpes a réagi ce lundi matin par communiqué. La préfète Madame Cécile Bigot-Dekeyzer condamne "avec force" ces actes. Et souhaite retrouver "L’état d’esprit de tolérance et de respect mutuel qui dans les Hautes-Alpes permet à chacun de vivre sereinement sa religion"

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Gap. 



 
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