Hautes-Alpes : une Indication Géographique Protégée (IPG) pour valoriser les pommes du terroir

C'est la pleine période de récolte des pommes. Dans les Hautes-Alpes, l'arboriculture représente le deuxième secteur économique en terme d'emplois  et plus de 10% de la production française. Ces pommes viennent d'obtenir une Indication Géographique Protégée (IGP). 

La pomme des Hautes-Alpes est en mal de reconnaissance face à la concurrence.
La pomme des Hautes-Alpes est en mal de reconnaissance face à la concurrence. © Fabien Madigou France 3 Provence Alpes
Dans les vergers du Domaine de la Pradelle, c'est l'effervescence. Depuis une semaine, les Golden des Alpes arrivent à matûrité. C'est le temps de la cueillette. 

Nicolas Richier, le producteur explique : "C'est très délicat, il ne faut surtout pas écraser la pomme avec ses doigts, donc il faut la prendre délicatement et faire juste un petit mouvement vers le haut pour que la queue se décroche". D'août à novembre, le pomiculteur, installé à Vitrolles dans les Hautes-Alpes, produit une quinzaine de variétés sur son exploitation familiale.
 

Manque de reconnaissance


Le terroir ici est particulièrement propice à l'arboriculture, mais il manque encore de reconnaissance.

On parle souvent de Rungis à Paris, où  on a nos confrères du Limousin qui sont très présents, et nous vraiment pas assez,

dit-il, donc aujourd'hui on essaie d'aller chercher ces clients-là, qui vont pouvoir distribuer des volumes plus importants". 
 

Une marque territoriale


Ces pommes viennent d'obtenir une Indication Géographique Protégée (IGP). Elles font aussi partie de la marque "Hautes-Alpes naturellement" qui garantie la provenance pour le consommateur. "Aujourd'hui, on a 1800 agriculteurs sur le département, ça a diminué d'un quart en dix ans, il y a vraiment une nécessité de valoriser le produit des Hautes-Alpes", souligne Philippe Burtschell, conseiller valorisation des produits à la Chambre d'Agriculture des Hautes-Alpes.La marque territoriale valorise les produits du champs jusqu'à l'assiette. Une trentaine de restaurateurs y adhèrent. 

Lucie Robert et Fabien Madigou :
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