Hautes-Alpes : s'évader en altitude, dormir en refuge et en toute sécurité dans la vallée de la Clarée

Pour les grandes vacances, beaucoup choisissent la montagne et la randonnée pour s'évader. Mais la crise sanitaire n'a pas épargné les refuges, lieux traditionnels de proximité. Alors les gardiens se sont mobilisés pour accueillir les marcheurs dans les meilleures conditions, même loin de tout.

© FTV
C'est une destination qui se mérite, une escale vers la haute vallée de la Clarée, où l'effort fait partie du plaisir. 
A deux heures de marche de Névache, le refuge Buffère est ausi le point de départ de randonnées vers d'autres destinations et refuges.
© FTV
"Je suis content d'arriver, je vais étudier ma carte pour demain, faire un bon repas, boire un coup déjà, me poser, me reposer", raconte Guillaume Garenne, un randonneur.

Repos et contemplation

Cet ancien chalet d’alpage réhabilité par ses gardiens, Nadette et Claude Devalle est situé à 2076 mètres d'altitude, ici la pandémie et les soucis semblent bien loin."On aime bien randonner, c'est vraiment chouette, voilà même s'il y a le virus, au grand air, je pense que l'on ne risque rien" estime Régine Blanc-Gras, randonneuse.

La pause se prolonge pour les randonneurs. Il prennent le temps d'admirer le panorama avec à la clef comme  récompense un apéritif convivial. 
© FTV

"Prendre l'air c'est toujours agréable, les beaux jours reviennent, les vacances avec, c'est le moment où jamais, donc on se rattrappe avec tout le retard qu'on a pris ces derniers mois", avoue Grégoire Lebourgeois.

Protocole sanitaire

Côté dortoirs, il a fallu s'adapter. C'est au randonneur de prévoir son sac de couchage.

" C'est un peu plus lourd dans le sac à dos mais c'est pas grave", estime un autre randonneur.

Pour les gardiens, il a fallu réfléchir à une certaine organisation.

" On n'a que des petites unités de couchages, donc on met les membres d'une même famille entre eux. A priori il n'y a pas de souci, les gens sont toujours en groupe et restent dans leur groupe", détaille Aude Francou gardienne du refuge Buffère.

Et si les tables sont un peu plus espacées cette année, on ne déroge pas à la tradition de la soupe servie bien chaude.
© FTV
Avec ses amis gardiens, Claude Devalle s'est battu pour établir au plus vite un protocole sanitaire. 

" Pour nous, ce qui était super important c'était d'ouvrir les refuges. C'était de montrer à tous les randonneurs que c'est bon, c'est reparti, on peut à nouveau repartir en montagne, dans des conditions les meilleures possibles. On essaye vraiment de faire attention et je pense que cela va le faire" estime confiant Claude Devalle, gardien du refuge buffère.

Pari réussi sur le week-end du 14 juillet, les 40 couchages étaient occupés. Lieu d'accueil par essence, le refuge veut aussi donner l'exemple de la possibilité d'une vie plus simple et proche de la nature. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
tourisme économie montagne nature coronavirus/covid-19 santé société