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Hautes-Alpes: la veuve de “l'ermite des Alpes” déboutée

Marcel et Sandrine Amphoux en avril 2012 / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE/VIRGILE/ Puy Saint Pierre (Hautes - Alpes)
Marcel et Sandrine Amphoux en avril 2012 / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE/VIRGILE/ Puy Saint Pierre (Hautes - Alpes)

La veuve de Marcel Amphoux, surnommé "l'ermite des Alpes", reste privée de son héritage : la justice a confirmé cet après-midi son refus de donner suite à la plainte pour escroquerie qu'elle avait déposée après la découverte du testament la déshéritant.

Par Marie Bail

Suivant l'avis de l'avocat général à l'audience du 24 octobre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a confirmé le non-lieu rendu en décembre 2016 par la juge d'instruction chargée de l'affaire, au motif que le testament était bien "de la main" du défunt.

L'avocat de Sandrine Devillard, Me Charles Lavergnias, a indiqué à l'AFP que sa cliente allait se pourvoir en cassation.

A 67 ans, Marcel Amphoux, un agriculteur des Hautes-Alpes rustre mais fortuné, avait épousé en septembre 2011 Sandrine Devillard, un agent immobilier parisien de 25 ans sa cadette. Leur mariage avait été célébré sous les huées des habitants de Puy-Saint-Pierre (Hautes-Alpes) qui soupçonnaient la séduisante épouse de convoiter le patrimoine du mari, estimé à près d'un million d'euros. Marcel Amphoux possédait plusieurs chalets près de la station de ski de Serre-Chevalier, loués à titre gracieux à son entourage.

En novembre 2012, l'ermite millionnaire décédait dans un accident de la route, laissant une veuve éplorée mais riche. Mais six mois plus tard, un des locataires découvrait par hasard un testament manuscrit, rédigé au dos d'un courrier. Le défunt y assurait qu'il "ne souhaitait rien laisser à son épouse et qu'il léguait ses maisons à leurs occupants actuels", selon M. Lavergnias. Dans un autre courrier, également retrouvé, il dénonçait "un mariage blanc à but exclusivement patrimonial".

Après la découverte du testament, Sandrine Devillard et l'entourage de M. Amphoux avaient déposé des plaintes croisées, chaque camp accusant l'autre d'abus de faiblesse sur le sexagénaire. Après enquête, le parquet avait classé les plaintes sans suite, "pour infraction insuffisamment caractérisée". Mme Devillard avait à nouveau déposé plainte, avec constitution de partie civile, afin d'obliger le parquet à ouvrir une information judiciaire pour "escroquerie, abus de faiblesse et faux et usage de faux".



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