Vallauris : Une fillette maltraitée par sa famille

Publié le Mis à jour le
Écrit par POC avec AFP

Un couple d'une trentaine d'année est soupçonné d'avoir maltraité durant 6 mois sa nièce de 11 ans

Un couple ainsi que la mère d'une enfant de 11 ans comparaitront en octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Grasse. Ils sont soupçonnés d'avoir maltraité cette fillette durant 6 mois.

L'affaire remonte au mois de mars 2012. Les parents, issus d'un milieu social défavorisé,

accueillent alors à leur domicile de Vallauris la sœur de la femme et son compagnon, un chauffeur-livreur.

S'ils épargnent le garçon de 12 ans, les nouveaux occupants placent la cadette sous leur emprise, lui inculquant des méthodes éducatives bien à eux : elle doit se lever pour faire le ménage à 05h00 du matin, prend des coups et des gifles.



Selon Nice-Matin, l'enfant, jugée indisciplinée, subit régulièrement "le supplice de la chaise, où la fillette doit rester en position mi-assise, à la force de ses jambes tout en se faisant rouer de coups de bâton".

Ne pouvant plus supporter d'assister à ces mauvais traitements, le père finit par quitter le domicile avec sa fille. C'est alors, le 20 août, qu'un appel anonyme au 119, le numéro d'urgence de l'enfance maltraitée, dénonce les faits.

D'après le parquet, la brigade de protection des mineurs est intervenue immédiatement et a placé la mère et le couple de tortionnaires présumés en garde à vue.  D'après une source proche de l'enquête, lors de leur audition, ils ont minimisé considérablement leur rôle, se renvoyant la balle et mettant ces mauvais traitements sur le compte de méthodes éducatives.

Le père et la fille ont été retrouvés peu après. L'enfant, qui portait plusieurs hématomes, s'est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de quatre jours et a été dirigée vers un juge pour enfants en vue d'être placée dans un foyer d'accueil.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité