Jeux paralympiques de Tokyo : découvrez les 8 para-athlètes qui défendront la couleur de leur club en Paca

16 jours après la clôture des JO, les Jeux paralympiques de Tokyo se sont ouverts mardi 24 août. Parmi les 138 para-athlètes de la délégation française, huit sont originaires de la région Provence Alpes Côte-d'Azur. Leur bio à découvrir ici avec le comité olympique français.

À 8 ans, Nicolas Savant-Aira pousse la porte d’un club handisport, pour renforcer son autonomie au quotidien, il y découvre l’athlétisme, le basket fauteuil, la natation et le tennis de table.

En 2003, son parcours débute en équipe de France jusqu’à la médaille de bronze aux Jeux Paralympiques de Londres. Il a passé un cap et possède un statut de leader dans sa catégorie.

La vitesse de jeu du marseillais fait mal et à ce jour, le pongiste espère bien décrocher sa qualification pour Tokyo 2020, objectif qu’il prépare avec l’aide de Grégory Rosec notamment.

Né à Lonjumeau, Fabien Lamirault grandit en région parisienne. Comme Nicolas Savant-Aira, le sportif est licencié au Marseille Provence TTH. Son physique imposant lui permet de pratiquer, non sans aisance, la boxe et le handball.

Son passage à l’âge adulte est troublé par un accident de la route lors de l’été 1998. Comme beaucoup de personnes, Fabien découvre un nouveau sport en centre de rééducation. Pour lui, c’est le para tennis de table.

Très vite, son esprit compétitif lui permet de progresser de rivaliser avec les meilleurs pongistes français puis internationaux dès 2003 en Sicile.

Loupant de peu la sélection aux Jeux Paralympiques de Pékin, il redouble d’efforts et intègre le TOP 10 mondial, synonyme de qualification paralympique. La suite ? 2 médailles obtenues à Londres puis 2 titres paralympiques à Rio font de lui, l’un des tous meilleurs de sa discipline.

Thu Kamkasomphou commence le tennis de table à 12 ans. On lui diagnostique cinq ans plus tard une maladie auto-immune, la périartérite noueuse.

Malgré la découverte du para tennis de table sur le tard, elle va se bâtir un palmarès exceptionnel, qu’elle n’aurait pas imaginé « en valide ».

Aujourd’hui, Thu est une vraie figure de la discipline ! Elle est licenciée à l'Olympique Hyères TPM. 

Sportive depuis sa plus tendre enfance, Nathalie Benoit se destinait au pentathlon moderne. À l’âge de 16 ans, elle intègre le pôle espoir d’Aix-en-Provence, mais un an plus tard, on lui diagnostique une sclérose en plaque.

La maladie progresse et en 2005, quelques années plus tard, l’utilisation d’un fauteuil roulant devient inévitable. À force de rééducation et de volonté, l'Aixoise se lance dans le para aviron où elle rafle les titres internationaux. L'athlète est licenciée, au Rowing Club de Marseille

Elle participe aux épreuves d’aviron en catégorie bras-épaules et remporte sa première médaille paralympique aux Jeux de 2012 à Londres avec une deuxième place en skiff.

Petite anecdote, entre le 15 juin et le 23 juillet 2013, elle a parcouru 1036 km à la rame entre Paris et Marseille.

Rémy Taranto est un rameur hors pair ! Né avec une atrophie du nerf optique, le Marseillais débute l’aviron en 1995, à l’âge de 13 ans.

En 2008, la discipline para aviron est créée, ce qui lui permet d’intégrer le collectif France, en 2009.

Il participe aux Jeux Paralympiques de Londres et de Rio en quatre de pointe mixte barré PR3 et remporte la médaille de bronze dans cette même catégorie lors des Championnats du monde de 2018 à Plovdiv.

Amputée bilatérale au niveau des tibias à la suite d'un accident en 2004, Elise Marc a commencé le para triathlon à 24 ans. Elle a pris goût très vite à la compétition en remportant deux titres aux World Paratriathlon Events à Besançon et à Madrid.

Grâce à ses entraînements intensifs au sein du Pôle France triathlon de Boulouris-sur-Mer dans le Var, elle progresse tous les jours et ne se fixe aucune limite pour briller.

La sportive est licenciée à l'AMSL Fréjus Sports et Handicaps. 

Nathan Petit fera ses premiers pas aux Jeux Paralympiques et combattra pour rapporter la plus belle des médailles.

Le judoka originaire de la Drôme est licencié au Judo 83 Toulon. Premier au classement mondial de la Fédération Internationale des Sports pour Malvoyants (IBSA World Ranking List), Nathan Petit espère succéder à Cyril Jonard dernier médaillé d'or, pour représenter la France à Tokyo.

Atteint d’une agénésie de la jambe droite, Florent Marais n’a pas de mollet, de péroné et compte deux orteils au niveau de cette jambe. Désireux de faire du sport, son prothésiste l’a dirigé vers la natation, les autres sports étant moins accessibles avec son handicap.

Il se lance donc dans les eaux de l’Espérance Vaillante Granville sans grande conviction. Il s’entraine durant cinq ans avec les valides et a appris à aimer ce sport et à travailler de plus en plus dur. Le sportif est licencié au Cercle des nageurs d'Antibes. 

Il intègre l’équipe de France en 2014, où il côtoie ses idoles, notamment Elodie Lorandi avec qui il tisse des liens d’amitiés très forts. Après son baccalauréat ES, Florent a mis ses études entre parenthèses afin de se consacrer entièrement à sa discipline.

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