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La température du Rhône a augmenté de deux degrés depuis 1920

Le Rhône est / © Waldhaeusl, F./picture alliance / Arco Images G/Newscom/MaxPPP
Le Rhône est / © Waldhaeusl, F./picture alliance / Arco Images G/Newscom/MaxPPP

C'est la conséquence du réchauffement climatique et des rejets thermiques des centrales nucléaires, le Rhône a vu sa température augmenter de deux degrés en 90 ans. Conséquence sur les poissons : la population de silures augmente, celle des vandoises baisse.

Par Karine Bellifa

La température du Rhône a augmenté de deux degrés depuis 1920 en raison notamment du réchauffement climatique et des rejets thermiques des centrales nucléaires, selon les résultats d'une étude présentée au comité de bassin Rhône-Méditerranée et rendue publique mardi.

Le réchauffement climatique, en modifiant les échanges entre le fleuve et l'atmosphère, joue un rôle important sur la température du fleuve"


indique la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué présentant les grandes lignes de cette étude thermique. 

Les rejets thermiques des centrales nucléaires

"La part d'échauffement lié aux rejets thermiques des centrales de production d'électricité varie en cours d'année, elle représente en moyenne la moitié", ajoute le communiqué. "En augmentant la température en hiver et en abaissant celle d'été, la gestion hydraulique sur le Rhône a un effet de lissage des températures extrêmes chaudes et froides", poursuit le texte. 
Il y a de plus en plus de silures dans le Rhône. / © PHOTOPQR/SUD OUEST
Il y a de plus en plus de silures dans le Rhône. / © PHOTOPQR/SUD OUEST

Du lac Léman à la Méditerranée

Initiées en 2000 par l'État pour évaluer l'impact environnemental des rejets thermiques des centres nucléaires de production d'électricité (CNPE), et réalisées par EDF avec des instituts de recherche et des universités, les études se sont penchées sur le comportement thermique du fleuve de l'aval du lac Léman jusqu'à la mer Méditerranée sur une période allant de 1920 à 2010, "par l'analyse des chroniques de températures anciennes mesurées ou reconstituées par modélisation statistique".

Plus de silure moins de vandoise

Elles "montrent une évolution continue de la faune et de la flore aquatique, tous les peuplements se banalisant". Elles soulignent également qu'à partir des années 2000, la part des espèces d'eaux chaudes et lentes, dont certaines nouvellement arrivées tel que le silure, augmente au détriment d'espèces d'eaux froides et courantes comme la vandoise, "plus caractéristiques du Rhône".

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