Militaire ligoté, sous les tirs d'avions de chasse : le parquet de Marseille ouvre une enquête pour violences

Le parquet de Marseille a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête judiciaire après la plainte d'un militaire qui avait subi, en Corse, un bizutage très violent, lors duquel il avait été ligoté à une cible de tirs sur une base aérienne.

Le mirage 2000D, un avion de chasse de l'Armée française
Le mirage 2000D, un avion de chasse de l'Armée française © Anthony JEULAND / SIRPA / AFP

"Une enquête judiciaire a été ouverte ce jour confiée à la section de recherches à la gendarmerie des transports aériens sur la base de faits de violences avec arme et avec préméditation", a indiqué la procureure de la République de Marseille.

Âgé de 27 ans, le jeune militaire affecté à Orange dans le Vaucluse, avait été emmené à Solenzara (Corse du Sud) "pour le bizuter exprès", selon son avocat Me Berna. 

C'est sur l'île de beauté, que ce jeune pilote a vécu un enfer. Ses collègues lui avaient attaché un sac sur la tête avant de le ligoter à un poteau de tir aérien.

Aveuglé la tête dans un sac pendant de longues minutes, le jeune militaire a entendu des avions passer autour de lui et effectuer des tirs réels. "Un bruit effrayant et impressionnant" relayé par des tirs simulés dans sa direction, d'après la plainte émis par son avocat. 

Des sanctions fermes selon l'armée

Cette histoire a fait du bruit, jusqu'au sommet des instances militaires du pays. "Le chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace a diligenté une enquête de commandement pour faire toute la lumière sur les faits portés à sa connaissance", a déclaré le porte parole de l'armée de l'air, le colonel Stéphane Spet. 

L'armée de l'air a indiqué avoir mené une enquête de commandement sur ce bizutage et avoir prononcé "des sanctions fermes" contre les responsables, sans en préciser la nature.

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