Le nouveau permis moto est-il plus difficile ? Le point sur les changements

Depuis le 1er mars, le permis moto a changé. Cette réforme a pour but de réduire la mortalité des motards, qui représentaient près de la moitié des tués sur les routes des Alpes-Maritimes l'année dernière. Au programme : un code spécifique et une épreuve de circulation rallongée.
 
Ce nouveau permis moto ne devrait pas être plus sélectif que le précédent, selon les moniteurs de moto école interrogés.
Ce nouveau permis moto ne devrait pas être plus sélectif que le précédent, selon les moniteurs de moto école interrogés. © Jean-François Frey / Maxppp
Le nouveau permis moto est entré vigueur. L’objectif est d’améliorer la qualité de la formation et ainsi de diminuer la mortalité routière des motards, selon la sécurité routière

Les Alpes-Maritimes sont particulièrement concernées par ce fléau. L’année dernière, les deux-roues représentaient 45 % des tués sur les routes de notre département, contre 19 % à l’échelle nationale.
 

Un code spécifique pour les motards

Premier changement : un code spécial pour les motards. Les futurs deux-roues ne passent plus le code classique, commun aux voitures et aux motos, mais un code spécifique. Cette épreuve théorique moto (ETM) comprend une quarantaine de questions sur la conduite, la signalisation ou encore le positionnement sur la route.

Ceux qui ont déjà passé le code standard il y a moins de cinq ans sont exemptés d’ETM jusqu’au 1er septembre prochain. Cette nouvelle ETM fait disparaitre les vérifications techniques au début du plateau, et l’interrogation orale sur les 12 fiches à la fin du plateau.

« Je pense que pour les élèves, c’est plus facile de répondre à 40 questions sur une tablette plutôt que d’apprendre par cœur ces 12 fiches », commente Fabienne Bourgery, enseignante en moto école à Antibes.
 

Des épreuves de plateau plus condensées  

Dans l’ancien permis, le plateau était composé de deux parcours distincts, qui sont désormais réunis en un seul. La difficulté devrait rester la même. Il est désormais possible de faire jusqu’à trois erreurs (décaler un cône, poser le pied …), mais seules deux tentatives sont autorisées au lieu de trois.

« La mémorisation va être plus compliquée parce qu’il va falloir enchainer les parcours rapide et lent sans temps morts. Mais au niveau de la gestion du stress, ça peut aussi aider de tout enchainer sans se poser de question entre chaque parcours », ajoute Fabienne Bourgery.
 

Des épreuves sur route plus longue

L’épreuve sur route est rallongée, passant de 30 à 40 mn, et intègre la trajectoire de sécurité. Pour le capitaine Roussel David, de la sécurité routière 06, « ce travail de trajectoire est essentiel. Il permet au motard d’apprendre à bien se positionner sur la chaussée, en gardant une marge de sécurité avec la voie en sens inverse, tout en ayant un angle de vue ouvert pour découvrir le virage ».

La notation sera un peu plus sévère, il faut désormais obtenir 21 points sur 27 pour être reçu, contre 17 auparavant. Pour Pierre Rody, enseignant en moto école à Nice, « cette nouvelle version de l’épreuve sera plus longue mais pas plus difficile. Le permis ne sera pas plus sélectif. »
 

Un équipement plus strict

L’équipement obligatoire des candidats au permis moto change également. La dorsale devient obligatoire pour l’examen de circulation, en plus du casque et des gants homologués.

« Mais ce n’est pas un grand changement, beaucoup d’écoles de conduite exigeaient déjà un équipement motard complet », explique Fabienne Bourgery, enseignante en moto école à Antibes.
 
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