On vous dit quand pourraient rouvrir les piscines publiques et celles des résidences

La piscine d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes, reste encore fermée au grand public. / © Denise Delahaye / France Télévisions
La piscine d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes, reste encore fermée au grand public. / © Denise Delahaye / France Télévisions

Avec la pandémie de coronavirus et le confinement qui a suivi, les piscines municipales accueillant du public sont fermées. Celles des résidences sont rouverte en fonction des arrêtés prefectoraux.

Par Laurent Verdi

Depuis les déconfinement les parcs et jardins sont ouverts en zone verte mais de nombreux lieux restent inaccessibles comme les gymnases et également les piscines municipales.

Dans les Alpes-Maritimes, les piscines des résidences sont de nouveau accessibles. Depuis l'abrogation des arrêtés préfectoraux réglementant l'accès à ces piscines, leur réouverture relève "de la responsabilité des propriétaires privés concernés" indique la préfecture des Alpes-Maritimes.

Pour les Bouches-du-Rhône, la préfecture a autorisé ce lundi 25 mai la réouverture des piscines privées à usage collectif. Cette mesure concerne les hôtels, les copropriétés, les gîtes, les chambres d’hôtes ou encore les résidences touristiques.
 

Les piscines municipales


Pour les piscines publiques, à l'intérieur ou à l'extérieur, elles sont considérées comme des établissements recevant du public (ERP) et resteront donc fermées au moins jusqu'à au 2 juin. Ce 2 juin correspond à la date de fin de la première phase du déconfinement.

Selon France Info, une vingtaine de piscines "laboratoires" devraient quand même ouvrir mardi prochain avec des règles sanitaires strictes. Il faudra réserver à l'avance, se laver les mains avant de rentrer dans l'eau et l'accès aux bassins sera limité à un nombre précis de personnes.
 
Le covid-19 ne circule pas ou très peu dans l'eau, aucune étude scientifique n'a pour l'instant prouvé. La question s'était posée en avril après la découverte de "traces infimes" du virus dans l'eau non-potable (dédiée au nettoyage) à Paris.

Dans les piscines, c'est plutôt la proximité entre les nageurs dans les vestiaires, les douches ou les bassins qui pose problème et pas un risque de contamination éventuel dans l'eau.  
 

Retour dans les bassins pour les sportifs

 

Les sportifs de haut niveau bénéficient de dérogations. Le 10 mai, dernier jour du confinement, Alain Bernard nous confiait que deux nageurs professionnels de la piscine d'Antibes allaient reprendre l'entraînement dès la première semaine du déconfinement. 

Le nageur antibois médaillé de nombreuses fois aux Jeux olympiques ajoutait que 40 à 60 nageurs de haut niveau s'entraînaient deux fois par jour dans la piscine du cercle des nageurs d'Antibes avant le confinement. 
 


Les autres grands pôles d’entraînement comme Nice et Marseille ont également rouvert pour accueillir ces sportifs dans le but de préparer notamment les Jeux de 2024 qui auront lieu à Paris. 
 

Un triathlète s’entraîne dans sa piscine à son domicile. / © MAXPPP
Un triathlète s’entraîne dans sa piscine à son domicile. / © MAXPPP


Sur le plan économique

 
  • Pour les piscines privées pas de problème, chacun a peut utiliser à sa guise ces lieux de détente et inviter du monde car la règle de l'interdiction des regroupements de 10 personnes ne s'applique que dans l'espace public.
 
  • Pour les professionnels de la piscine il n'y a pas vraiment eu d'arrêt brutal de l'activité lors du confinement. "On a été confiné à l'extérieur car le confinement a fait que les clients se sont mis à voir qu'ils avaient une piscine" explique Eric Guest, gérant de société à Saint-Laurent du Var, dans les Alpes-Maritimes. "Il n'y a pas eu plus de commandes, les projets qui devaient se faire tardivement ont été anticipés" ajoute-t-il. 
 
  • Pour les piscines municipales, la situation reste compliquée. Il faudra environ deux semaines pour rouvrir au public par rapport aux risques liés par exemple aux salmonelles et pour remettre en route les établissements. Des créneaux de réservation seront sûrement imposés pour mieux gérer les flux de nageurs, dans ces conditions, les villes craignent de ne jamais récupérer les pertes économiques subies lors du confinement et du déconfinement.

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