Pluies torrentielles : faire connaître les comportements qui sauvent en cas d'inondations

En novembre 2018, de violentes intempéries ont touché Roquebrune-sur-Argens. / © Frank Tetaz/MaxPPP
En novembre 2018, de violentes intempéries ont touché Roquebrune-sur-Argens. / © Frank Tetaz/MaxPPP

Avant les prochains épisodes de pluies intenses dans la région, une nouvelle campagne d'information est lancée pour faire connaître les comportements qui sauvent en cas d'inondations. Tous les départements de Paca, sauf les Hautes-Alpes, sont concernés. 

Par Annie Vergnenegre

Depuis le 22 septembre, c'est l'automne. C'est aussi la date anniversaire des inondations de Vaison-la-Romaine qui a avait fait plus de 40 morts. 27 ans après, le risque de pluies torrentielles est encore plus présent dans notre région. 

Depuis le 22 septembre, les autorités se mettent en alerte. L'automne est désormais annonciateur d'orages intenses et d'inondations meurtrières. L'an dernier, trois personnes sont décédées dans le Var lors d'épisodes violents. Sous l'effet du réchauffement climatique, ces phénomènes vont se répéter.

"De plus en plus, on va être surpris par des phénomènes extrêmement violents qu'on n'attendait pas du tout, l'impensable est à venir ",

alerte Ghislaine Verrhiest-Leblanc de la mission interrégionale Inondations Arc Méditerranéen, créée il y a deux ans suite aux inondations de 2015 dans les Alpes-Maritimes. L'objectif est d' "être très réactif face à la crise".

"Statistiquement, on sait que que du 1er septembre au 15 décembre, on a les épisodes les plus fréquents, explique-t-elle. Il faut se préparer".

Limiter le nombre de victimes

Ces épisodes brutaux sont provoqués par les remontées d’air chaud, humide et instable en provenance de la Méditerranée, à un moment où la mer est la plus chaude, ce qui favorise une forte évaporation.

La Méditerranée est vraiment très chaude. C'est le moteur du phénomène,

souligne Ghislaine Verrhiest-Leblanc, c'est ce qui génère cette atmosphère humide, ces orages, et ces épisodes très violents, c'est un facteur aggravant. On entre dans une période particulièrement critique".

Le risque est donc connu et l'enjeu est de limiter le nombre des victimes. "Il faut être très à l'écoute des moyens d'information, la télé et la radio qui donnent le risque météo, rappelle Pierre Dartout, préfet de la région Provence Alpes Côte d'Azur. Quand il y a un risque "orange", à fortiori un risque "rouge" il faut prendre des précautions."

Les 8 bons comportements à connaître

►Je m’informe et je reste à l'écoute des consignes des autorités dans les médias et sur les réseaux sociaux de Vigicrues et de Météo-France 
►Je ne prends pas ma voiture et je reporte mes déplacements
►Je me soucie des personnes proches, de mes voisins et des personnes vulnérables
►Je m’éloigne des cours d’eau et je ne stationne pas sur les berges ou sur les ponts
►Je ne sors pas, je m’abrite dans un bâtiment et surtout pas sous un arbre pour éviter un risque de foudre
►Je ne descends pas dans les sous-sols et je me réfugie en hauteur, en étage
►Je ne m’engage ni en voiture ni à pied: pont submersible, gué, passage souterrain... Moins de 30 cm d’eau suffisent pour emporter une voiture
►Je ne vais pas chercher mes enfants à l’école, ils sont en sécurité
© DR
© DR
Cette vidéo résume les comportements de sauvegarde en cas d'inondations :

Sur le même sujet

Expédition au large de l'Amazone

Les + Lus