Thierry Henry et Monaco rechutent à domicile face à Montpellier (1-2)

L'entraineur de Moncao, Thierry Henry, tête basse après la défaite. / © VALERY HACHE / AFP
L'entraineur de Moncao, Thierry Henry, tête basse après la défaite. / © VALERY HACHE / AFP

La victoire à Caen avait laissé espérer, samedi soir l'AS Monaco a perdu à domicile 2 buts à 1 contre Montpellier dans les derniers instants d'un match rempli de regrets pour les rouges et blancs toujours relégables
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Par L.V. avec AFP

Un peu dépité mais pas abattu, Thierry Henry assume après cette nouvelle défaite : "On a livré une bonne heure de jeu. Après, on a baissé physiquement, comme à Caen. On avait alors tenu. En première mi-temps, on aurait pu se mettre à l'abri à maintes reprises.

Mais on ne l'a pas fait. On doit aussi frapper dans le but vide (Tielemans, NDLR) mais on donne le ballon qui finit sur la barre.
"

L'entraineur des rouges et blancs parle de la "peur de gagner", samedi soir c'est un peu ce que ses hommes ont ressenti face à Montpellier au nouveau dauphin du PSG.
 
 

Un match serré


Pourtant, l'ASM, après une belle première période, a mené logiquement au score à la pause grâce à un but de Youri Tielemans (43e). Mais la peur de mal faire, conjuguée à la volonté montpelliéraine d'aller égaliser, a changé la fin d'une rencontre où, à l'exemple des 23 ans 6 mois et 13 jours de différence d'âge entre le défenseur central monégasque Benoît Badiashile (17 ans) et son homologue héraultais Vitorino Hilton (41 ans), l'expérience et la maîtrise de soi ont joué un grand rôle.

Dans un 4-4-2 à vocation défensive, puisque Chadli à gauche et Henrichs à droite avaient pour mission de venir aider leur défense, les Monégasques ont débuté de façon sérieuse et appliquée: sans génie mais en essayant de ne pas se faire contrer.
    
Il a même fallu attendre plus de 30 minutes et une tête de Falcao captée par Lecomte pour voir une première situation dangereuse.  Côté Montpellier ? Pas grand-chose. A part une volée de Delort contrée par Raggi (30), dont le retour dans l'équipe en Championnat s'est révélé bénéfique.
    

Delort, double passeur


Mais, toujours solides, les Monégasques ont été récompensés lorsque Tielemans a récupéré le ballon à 25 mètres de ses buts avant d'accélérer et de jouer un une-deux bien malin avec Henrichs, conclu par une frappe croisée du Belge.
    
En deuxième période, Monaco a poursuivi sur sa lancée mais sans parvenir à faire la différence. Bête blessée, le club princier ne va pas bien et cela s'est vu: avec une frappe non cadrée de Tielemans face au but vide puis un tir sur la barre de Golovin, les hommes de Thierry Henry ont raté une magnifique opportunité de tuer le match. 
 

Au lieu de cela, c'est Montpellier qui est sorti de sa léthargie et est devenu maître du ballon. La première banderille est venue d'une tête de Laborde (57e), de peu à côté. 
    
En réponse, Henry est passé en 4-5-1: remplaçant Chadli, une nouvelle fois peu en vue, par Pelé, pour densifier l'axe du milieu de terrain, et décalant Golovin à gauche.
 

Chute en fin de match

    
Cette configuration plus défensive n'a pas porté bonheur à la formation princière. Et ce qui devait arriver arriva. Sur le côté droit, Delort a centré pour la tête décroisée de Laborde, pour son 7e but en L1 de la saison (81e).
    
Dans la foulée, Montpellier ne s'est pas fait prier pour annihiler les espoirs locaux: Delort a lancé l'entrant Skuletic, qui a profité d'une erreur de Jemerson pour se retrouver seul devant Benaglio et donner une victoire assez inespérée à Montpellier (2-1, 86).
 

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