Tourisme : la région PACA reste attractive avec une belle fréquentation sur ces vacances scolaires

Marseille et la région PACA s'en sortent plutôt bien au niveau des réservations pendant ces vacances, même si par rapport à l'an dernier, la fréquentation est en forte baisse. 

 

Même si la fréquentation est en baisse, par rapport à l'an dernier, la région PACA, s'en sort plutôt bien sur ces vacances scolaires.
Même si la fréquentation est en baisse, par rapport à l'an dernier, la région PACA, s'en sort plutôt bien sur ces vacances scolaires. © FTV

"Sur les 10 derniers jours, il y a une belle fréquentation dans la région, même si on reste loin des chiffres de l'an dernier", annonce Loïc Chovelon, directeur général du comité régional de tourisme en PACA.

Contrairement à la tendance des vacances de Noël, où la clientèle habituellement tournée vers la montagne s'était reportée sur le littoral, les vacanciers de cet hiver se sont répartis de manière égale entre les Alpes du Sud et la côte.

Les stations bénéficient encore d'un manteau neigeux acceptable et du beau temps malgré la fermeture des remontées mécaniques, la clientèle est là.

" Les stations qui s'étaient déjà diversifiées avant la crise sanitaire tirent leur épingle du jeu, contrairement à celles qui misent sur le tout ski", explique Loïc Chovelon.

Le comportement des vacanciers a changé aussi dans la façon de passer les vacances.

"Ils ne sont plus statiques dans une seule station, ils passent de l'une à l'autre en fonction des  différentes activités proposées", précise Loïc Chovelon, directeur général du comité régional de tourisme en PACA.

Marseille, destination de choix pour le Airbnb

" Notre taux d'occupation est de 75% cette semaine à Marseille, c'est vraiment une bonne nouvelle pour notre secteur. L'an dernier à la même époque on commençait à parler du Covid, et les réservations n'étaient pas aussi élevées", constate Sylvain Lafon de l'agence Cocoonr, spécialisée dans le Airbnb.

Un facteur semble pousser la clientèle vers ce type d'hébergement. Le couvre -feu et la fermeture des restaurants. 

"On note des réservations de dernière minute. Que voulez-vous qu'ils fassent enfermés en vacances dans leur chambre de 18h à 6 h du mat? Ce n'est pas très attractif et ils doivent se faire livrer à manger dans les chambres. Ce couvre-feu est trop contraignant", constate Nicolas Guyot, président des hôteliers à Marseille.

"De notre côté, on s'attend a encore plus de réservations pour les prochaines vacances au printemps, si la situation sanitaire ne se durcit pas. Et donc on est en plein recrutement aussi de personnel notamment dans l'accueil et le nettoyage. Cela augure un bel été, il faut que l'on soit prêt pour recevoir au mieux toute cette nouvelle clientèle", annonce Sylvain Lafon de l'agence Cocoonr, spécialisée dans le Airbnb.

Les hôtels sont en manque de clientèle

L'an dernier, sur les mois de janvier et février,  le taux d'occupation était de 68% dans les hôtels marseillais cette année sur la même période, il est de 20%.

" La belle surprise a été sur le week-end de la Saint-Valentin, on a eu une fréquentation inattendue, qui a fait du bien, combiné à un beau week-end ensoleillé, tous les hôtels du centre-ville étaient remplis", explique Nicolas Guyot, président des hôteliers à Marseille.

Congrès, salons, foires, concerts et évènements sportifs étant proscrits, il y a toute une partie de la clientèle hors vacances qui n'est plus là non plus. Un manque à gagner conséquent dans le secteur de l'hébergement.

" Nos réservations fluctuent par rapport aux annonces gouvernementales, le Premier ministre a parlé hier soir, et ce matin comme il n'y a pas de confinement ce week-end à Marseille, les gens commencent à réserver. C'est en augmentation mais ce n'est pas la folie non plus. On est très loin du week-end de la Saint-Valentin, par exemple", constate le président des hôteliers.

Parallèlement au changement de comportement des vacanciers, les spécialistes du tourisme notent également une attractivité de la région pour s'installer.

" Nous avons des personnes qui viennent en télétravail et en profitent pour prospecter et acheter dans la région. Ce sont bien souvent des Parisiens, soit ils recherchent une résidence principale, soit un pied à terre, c'est aussi cela l'effet Covid, ils ont besoin d'espace et de soleil", explique Sylvain Lafon de l'agence Cocoonr, spécialisée dans le Airbnb.

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