100 ans du Bol d'Or : Yamaha remporte le trophée après 24h riches en rebondissements

Après une course dominée par la Ducati N°6, c'est finalement la N°777 de Yamaha qui s'est imposée, ce dimanche, à 15h, sur le circuit du Castellet. Les dernières heures de la mythique compétition d'endurance à moto ont été marquées par des difficultés techniques chez plusieurs concurrents.

Plusieurs rebondissements ont émaillé les dernières heures de cette 85ème édition du Bol d'Or. Troisième à une heure et quart de l'arrivée, la Yamaha N°333, pilotée par l'Allemand Florian Alt et les Français Erwan Nigon et Steven Odenhaal, a bénéficié des déboires mécaniques de ses concurrents pour s'emparer de la tête et s'imposer au terme de 718 tours.

Peu après 13 heures 30, alors qu'elle était en pôle position depuis la veille, la Ducati N°6 a en effet rencontré un problème mécanique : la moto a laissé échapper un voile de fumée dans la longue ligne droite du Mistral, obligeant le pilote à rentrer au stand et à s'immobiliser. L'équipe allemande, composée du Britannique Chaz Davies et des Espagnols Javier Fores et David Checa, était pourtant en passe de remporter son premier Bol d'Or.

Quelques minutes plus tard, la Yamaha N°77, conduite par le Britannique Dan Linfoot a également été obligée de se garer dans les stands en raison d'un incident mécanique. Après 10 minutes d'arrêt, elle est repartie sur la piste avec trois tours de retard sur le leader.

C'est finalement la Yamaha N°333 qui a pris la tête de la course, à un peu plus d'une heure de l'arrivée, devant la Yamaha N°77 (+ 3 tours) et la Kawasaki N°11 (+4 tours), pour l'emporter au terme des 24 heures.

Il s'agit du cinquième succès de Yamaha sur le circuit du Castellet, après 1994, 2000, 2007 et 2017.

La nuit dernière, le classement avait déjà connu des rebondissements. Plusieurs grands favoris, leaders lors des essais qualificatifs samedi matin, avaient été contraints de quitter la compétition, à cause de difficultés techniques : la Suzuki N°1, tenante du titre, en raison d'un problème moteur ; ainsi que la BMW n°37, en pôle position pendant les qualifications.

Un titre de champion du monde à la clé

Depuis samedi 15h, 43 équipes se relayaient sur le circuit Paul Ricard. Une course d'endurance, d'une durée de 24 heures, avec des pointes de vitesse à 340 km/h.

"Le Bol d'Or est une course mythique. Pour moi, il s'agit de la troisième épreuve du championnat du monde. C'est une troisième course de 24h cette année. C'est rare qu'il y en ait trois la même saison. Sous le soleil, nous allons vivre une belle épreuve", se réjouissait Amandine, seule pilote féminine de la course, ce samedi, au départ du relai.

Le Bol d'Or est la dernière course du calendrier du Championnat du monde d'endurance - EWC (endurance world championship) - après les 24 heures du Mans, les 24 heures de Spa, qui ont lieu en juin, et les 8 heures de Suzuka, disputées début août. Pour cette dernière manche, 85 points sont distribués au vainqueur.

La compétition, qui fête ses cent ans cette année, est la plus ancienne des courses d'endurance moto de 24 heures. D'une rare longévité, elle accueille chaque année des milliers de passionnés de moto, sur le circuit Paul Ricard.

Des véhicules de collection y sont également exposés. "Cette manifestation fait partie du patrimoine des sports mécaniques, mais pas seulement : du patrimoine du sport français, aussi", a souligné Sébastien Poirier, président de la fédération française de motocyclisme. "Très peu d'événements sportifs ont réussi à traverser les années, les décennies pour être encore aussi modernes aujourd'hui".

Pour cette 85ème édition, 100 000 spectateurs étaient attendus, entre samedi et dimanche.