Coronavirus : après les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, la Belgique place le Var en "zone rouge"

Ce jeudi 3 septembre le ministère belge des Affaires étrangères a ajouté le Var à sa liste des destinations européennes en "zone rouge". Les départements des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes y étaient déjà inscrits.

A l'approche de l'aéroport de Toulon Hyères.
A l'approche de l'aéroport de Toulon Hyères. © Aéroport Toulon Hyères
Tous les voyageurs arrivant en Belgique depuis les Alpes-Maritimes et donc depuis ce jeudi 3 septembre depuis le Var, devront se soumettre à un test de Coronavirus et à une période d'isolement.

Pour le Var, la mesure sera effective à partir de ce vendredi 4 septembre à 16h. A noter que des vols réguliers entre Toulon-Hyères et Bruxelles se font toute l'année.

Le ministère belge des Affaires étrangères avait annoncé les nouvelles destinations européennes considérées comme "zone rouge" le mercredi 26 août. C'est alors que les Alpes-Maritimes étaient ajoutées à la liste.

La Roumanie, certaines régions bulgares et croates, une grande partie de l'Espagne et trois départements français (Bouches-du-Rhône, Guyane, Mayotte) étaient déjà classés en "zone rouge".

Les régions suivantes sont actuellement en zone rouge pour la Belgiques : Ville de Paris ; Départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise, du Loiret, de la Sarthe, de la Gironde, de l’Hérault, du Rhône, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var ; Guyane française ; Guadeloupe.

La Belgique passe également toute l'Espagne en rouge ce jeudi (à l'exception de Tenerife).

Vers Monaco

Il est possible de se rendre à Monaco depuis le "plat pays" à condition d'avoir réalisé un test PCR 72 heures maximum avant l'arrivée dans la Principauté.

Ce que cela change


Ce classement signifie que les voyages « non essentiels » à destination de ces départements sont donc formellement prohibés. Les vacanciers qui en reviennent devront se faire tester sur-le-champ et subir une quarantaine immédiate. Il s’agit d’une « obligation légale », stipule le site du ministère belge des affaires étrangères. 

En août, 1 personne sur 5 testée positive revenait de voyage

Les autorités sanitaires belges considèrent que les séjours à l'étranger sont un important facteur de risque de propagation du virus dans le royaume, où les nouvelles contaminations (moins de 500 par jour) sont de nouveau orientées à la baisse après une recrudescence en juillet-août. En août, 22% des personnes testées positives revenaient d'un voyage, selon des chiffres communiqués mercredi par l'institut scientifique de santé publique Sciensano.

En outre, à Bruxelles ce mois-ci, seule une minorité (40%) de voyageurs revenant de zone rouge a accepté de se soumettre à un dépistage pourtant théoriquement obligatoire, a rapporté l'agence de presse Belga.

Avant la Belgique, l'Allemagne avait déjà classé la région PACA comme "zone à risques" pour le virus.
 
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