Après les deux rave-partys du Nouvel an dans le Var, un individu condamné à de la prison et des dizaines d'amendes dressées

Pour le Nouvel an, deux fêtes illégales ont été organisées au Thoronet et au Cannet-des-Maures, dans le Var. Elles ont réuni en tout plus de 2 500 personnes. Un individu a été condamné et de nombreuses contraventions ont été dressées par les gendarmes.

La fête est finie. Ce mardi 2 janvier 2024, les derniers fêtards quittaient les communes du Thoronet et du Cannet-des-Maures après plusieurs jours de festivités pour le Nouvel an. Certains venaient de Suisse, d'Italie ou d'Allemagne et ont campé sur place, dans des tentes ou dans leurs voitures. Commencés vendredi 29 décembre, ces deux rassemblements illégaux ont réuni plusieurs centaines de personnes, selon le peloton de gendarmerie du Var.

Entre 2 000 et 3 000 personnes aux deux rave-partys 

Ils étaient ainsi entre 800 et 1 000 à la rave-party du Thoronet. Cette "teuf" - fête qui réunit des amateurs de musique électronique en quête de transcendance - se tenait sur le site de l'ancienne mine de bauxite de Peygros, entre le village et l'abbaye du Thoronet, classée monument historique.

Au Cannet-des-Maures, la rave-party a attiré approximativement 1 500 personnes dans le domaine du Balançan, dans la réserve naturelle de la plaine des Maures. Des chiffres confirmés par la gendarmerie après que l'information a été divulguée par Var-Matin.

De nombreuses amendes

Si aucun débordement notable n'est à déplorer, la gendarmerie nationale a procédé à de nombreux contrôles sur les deux lieux. Un individu a été interpellé en possession de produits stupéfiants et de plus de 1 000 euros en argent liquide. Après une procédure en comparution immédiate, il a été condamné par le tribunal judiciaire de Draguignan à 18 mois de prison dont 10 avec sursis et 1 500 euros d'amende pour trafic de stupéfiants. 

De plus, 151 procès verbaux électroniques, donnant lieu à des amendes forfaitaires, ont été dressés par les gendarmes. Ils concernent des infractions au code rural et au code de l'environnement. "Ce sont principalement des stationnements en milieu protégé, des circulations interdites et des atteintes à l'environnement", précise-t-on du côté de la gendarmerie.

Par ailleurs, 21 participants se sont vu adresser des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), à hauteur de 250 euros, pour usage de stupéfiants. Un camion transportant le matériel de sonorisation a également été saisi au Thoronet et des procédures judiciaires incriminant les organisateurs restent en cours.