Émeute à la maison d'arrêt de Draguignan, dans le Var

Une quarantaine de détenus ont bloqué les accès à une cours de promenade ce samedi en fin d'après-midi. Une situation qui serait liée aux mesures prises dans les prisons pour freiner l'épidémie de coronavirus.

Prison de Draguignan
Prison de Draguignan © France 3 Côte d'Azur/F.Mallory
Les détenus se sont attaqués aux grillages et aux caméras de vidéosurveillance. Nous avons pu joindre par téléphone la commissaire Béatrice Fontaine, chef de district Est-Var de la Police nationale. Elle confirme que des incidents sont en cours à Draguignan. 

De nombreux renforts de police venus de tout l'est du Var sont arrivés sur place. Cette situation s'expliquerait par l'application de nombreuses mesures prises pour enrayer la propagation du coronavirus dans les prisons. 

Le gouvernement a annoncé mardi la suspension complète des visites au parloir, à compter du 18 mars pour 15 jours. Principal lien avec leurs proches et la vie extérieure, cette annulation des visites est sans doute la mesure qui affecte le plus les détenus. 

Journée d'émeute dans les prisons


Selon le site spécialisé actupenit.com de nombreux incidents ont eu lieu ce samedi dans de nombreuses prisons de France. Béziers, Marseille, Roanne, Sequedin et Aix-Luynes sont principalement concernées.

Les ERIS (équipe régionale d’interversion et de sécurité) ont été sollicitées pour intervenir afin de rétablir la situation dans plusieurs établissements.

Climat sous tension en prison


A cela s’ajoutent d’autres mesures de protection à l’intérieur même de l’établissement pénitentiaire. De quoi rajouter à l'extrême climat de tension qui s'installe en prison, alertent les syndicats.

Si les promenades et activités sportives en plein air ont été maintenues "avec les aménagements nécessaires", il n‘en va pas de même en espace confiné. Les activités socioculturelles, de sport et d’enseignement ont été suspendues, "pour réduire le plus possible les mouvements internes".

Autant dire que ces restrictions ne manquent pas d’ajouter au malaise carcéral. 

La suppression des parloirs avait déjà entraîné une mutinerie à la prison de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, ce mardi.
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