En test il y a un an, qu'est devenue cette cabine de désinfection installée dans le Var pour lutter contre le Covid ?

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Écrit par Laurent Verdi

Au début de l'épidémie de Covid, de nombreux dispositifs ont été testés pour éviter les contaminations ou encore pallier le manque de matériel médical. Mais aujourd'hui, qu'en est-il ? Exemple, dans le Var.

L'expérience aura duré un an. En novembre 2020, l'EHPAD du Pré de la Roque à Figanières, dans le Var, avait installé une cabine de désinfection pour lutter contre le Covid.

Ce caisson contenait trois sas. Le premier et le dernier devaient conserver la température de celui du milieu. Le sas principal faisant monter la température à 75 degrés pendant 30 secondes. Le but était de décontaminer les vêtements, les cheveux et les objets amenés par les visiteurs dans la maison de retraite.

Elle nous a permis de nous sentir en sécurité au plus fort de la pandémie,

précise Marie-Jeanne Languillat, directrice de l'établissement

A l'époque où cela était interdit pour les autres EHPAD, "la cabine a permis de désinfecter les marchandises amenées par les familles" ajoute-t-elle.

Utile mais trop cher

Le coût de cette cabine de désinfection produite en Corée du Sud par la société STI est d'environ 50 000 euros. A ce prix s'ajoutent les frais de fonctionnement et notamment la consommation d'électricité, selon la direction de l'EHPAD.

Il ne s'agit pas d'un tunnel de désinfection comme on a pu en voir dans les supermarchés et dont le coût est en dessous de 10 000. Le système est plus complexe et donc plus cher.

La cabine était en phase de test, Marie-Jeanne Languillat s'est donc séparée à regret de cet outil, son établissement n'ayant pas les moyens de la conserver. 

S'il fallait améliorer le système, la directrice de l'EHPAD voudrait un accès pour les personnes à mobilité réduite, avec : "un marchepied et des portes coulissantes".

Ce système de désinfection n'est toutefois pas infaillible. La maison de retraite a durement été touchée par le Covid en février 2021 : 15 de ses pensionnaires sont alors décédés des suites de la maladie.

L'établissement n'a pas d'informations sur l'origine de cette infection.

Les procédures ont-elles été respectées par les personnels et les personnes qui ont pénétré dans l'EHPAD ? Est-ce le 0,1 % de risque évoqué par l'entreprise sud-coréenne qui assure que sa cabine élimine les virus à 99,9 % ?

Reste que la bulle de protection n'a pas fonctionné malgré la mise en place de ce système perfectionné.