Fréjus : une marche blanche sous le signe de l'émotion après la mort d'un petit garçon, fauché par une voiture

Une marche blanche s'est tenue vendredi 20 août à Fréjus en hommage au petit garçon de 7 ans tué par une voiture folle le 12 août dernier. 600 à 700 personnes, dont des proches de la victime, étaient présents. "On ne veut plus que ça arrive à nos enfants", nous confie-t-on dans le cortège.

Des t-shirts blancs, des fleurs et le coeur lourd. Vendredi, en début de soirée, 600 à 700 personnes se sont réunies dans les rues de Fréjus en mémoire d'Amine. Le rassemblement était organisé par l'association locale "Main dans la main", avec l'accord de la famille.

Le petit garçon de 7 ans, originaire de Metz (Moselle), a été mortellement fauché par une voiture le 12 août dernier, alors qu'il passait les vacances avec sa famille dans la commune varoise. Médicalisé sur place, puis évacué dans un état grave vers le centre hospitalier Bonnet de Fréjus, l'enfant a succombé à ses blessures une fois arrivé au bloc opératoire.

Tué par une voiture folle

La tragédie s'est déroulée à proximité du rond-point des Médaillés militaires. Ce fameux soir, deux jeunes femmes de 24 ans, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, roulent à vive allure dans les rues fréjusiennes. Elles heurtent alors violemment la famille, puis tentent de prendre la fuite.

Poursuivie pour homicide involontaire et refus d'obtempérer avec mise en danger de la vie d'autrui, la conductrice a été incarcérée à la prison des Baumettes à Marseille.

Après le choc, le grand frère d'Amine, 9 ans, a été transféré dans un état grave à l'hôpital Lenval de Nice : il a été amputé d'une jambe. La mère de famille a quant à elle d'abord été hospitalisée à Fréjus, avant d'être rapatriée à Nice. 

Vendredi, le cortège a tenu à se recueillir sur ce rond-point... pour ne jamais oublier. 

Aujourd'hui, tout le monde est réuni et c'est le but : on veut tous combattre ce genre de méfaits. On ne veut plus que ça arrive à nos enfants.

Reda Djelloul, président de l'association "Main dans la main".

"Je voudrais aussi que la justice puisse faire son devoir par rapport à cette conductrice irresponsable. Elle a mis dans la tragédie toute une famille, qui était venue passer des vacances sur la Côte d'Azur", ajoute le député mosellan Belkhir Belhaddad, qui a tenu à se déplacer pour l'occasion.

"Je voulais vraiment être là"

Le père d'Amine, ses deux oncles et sa tante étaient présents. La grande banderole "Tous réunis avec la famille à la mémoire du petit Amine" leur aura peut-être apporté un peu de réconfort. 

La drogue tue, l'alcool tue. Ils déchirent des familles qui n'avaient rien demandé et qui rentraient simplement d'une promenade.

Abderahim Benraïss, oncle de la victime.

Dans l'assemblée, les mots de "colère" et d'"incompréhension" reviennent sans cesse. "Il fallait qu'on vienne soutenir la famille", confie une dame. "Il n'y a pas d'excuses", renchérit un homme. Pour cette mère de famille, l'atmosphère est difficile à supporter. "Je suis maman de deux enfants de 7 et 9 ans. Je pense à ce petit, c'est vraiment très dur. Je voulais vraiment être là ce soir. "

A Metz, un rassemblement était organisé simultanément vendredi soir par la mairie. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour rendre un dernier hommage au petit garçon.

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