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Fréjus : la surf academy recalée

Vous voulez surfer ? Allez plutôt à Biarritz. / © GAIZKA IROZ / AFP
Vous voulez surfer ? Allez plutôt à Biarritz. / © GAIZKA IROZ / AFP

La préfecture du Var a jugé irrégulière la délibération municipale visant à installer un centre de loisirs sur le thème du surf à Fréjus, un projet porté par David Rachline, le sénateur-maire FN de la ville.

Par AFP / Nathalie Deumier

Le sénateur-maire David Rachline a été invité par la préfecture à retirer cette délibération municipale, dans un courrier daté du 3 mai. Le préfet avait été saisi par Elsa di Meo, opposante locale PS, qui avait demandé un contrôle de légalité de cette décision prise lors du conseil municipal du 7 mars.

La préfecture relève que la société "Surf Academy Poseidonis", retenue pour mettre en oeuvre ce projet, "ne dispose d'aucune existence légale et ne peut, de ce fait, conclure une convention" avec la commune. Elle note également que la ville ne peut installer cet équipement sur le site envisagé, la base nature François-Léotard, une convention passée avec l'exploitant actuel du lieu ne permettant à la ville qu'une utilisation "ponctuelle" des lieux.


Le maire reverra sa copie 

Dans un communiqué, David Rachline a déclaré "prendre acte des observations effectuées" et indiqué qu'il "proposera(it) une nouvelle convention" pour garantir la pleine sécurité juridique du dispositif".

Le projet de "Surf Academy" représente, selon la municipalité, un investissement d'environ 4,6 millions d'euros et la création de 90 emplois directs ou indirects. Il doit comporter notamment un bassin équipé de deux simulateurs de vagues ainsi qu'un "bar-solarium", des boutiques et des espaces dédiés à la protection de la nature.

L'opposition dénonce une "machine à cash"

L'ex-conseillère municipale Elsa di Meo, tête de liste à la dernière élection municipale à Fréjus et secrétaire nationale du PS, s'est réjouie "que l'Etat ait fait le début de son travail". Elsa di Meo a affirmé avoir voulu attirer l'attention sur le fait que, selon elle, "Fréjus sert aujourd'hui de machine à cash de l'extrême-droite dans ce qu'elle a de plus identitaire": "A chaque fois qu'un marché est passé par la ville, on retombe sur les amis de Frédéric Chatillon", un proche de Marine Le Pen, ancien responsable de l'organisation d'extrême-droite Groupe Union Défense (GUD).

Selon Mediapart, la société appelée à gérer la "Surf Academy" de Fréjus était dirigée par Yann Tran Long, ancien membre d'un groupuscule d'extrême-droite.

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