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Un second cas de chikungunya détecté dans le Var

La surveillance estivale du moustique tigre, Aedes albopictus, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, est activée dès le 1er mai en France métropolitaine. / © LUIS ROBAYO / AFP
La surveillance estivale du moustique tigre, Aedes albopictus, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, est activée dès le 1er mai en France métropolitaine. / © LUIS ROBAYO / AFP

L’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et la préfecture du Var confirment un nouveau cas de chikungunya dans le département du Var.

Par DD

Vendredi dernier, un premier cas de chikungunya a été déclaré dans une région du Var que l'ARS n'a pas souhaité communiquer. Il s'agissait d'un cas autochtone, c'est à dire contracté sur le territoire national. La personne n’avait pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédents l’apparition des symptômes. 

Après une enquête épidémiologique, un second cas a été identifié dans le même quartier. 

Les deux personnes malades ont été prises en charge médicalement, et n’inspirent à cette heure aucune inquiétude. Leur lieu de résidence et les lieux qu’elles ont fréquentés ont été démoustiqués. L’objectif est d’éliminer les gites larvaires et les moustiques adultes, pour éviter tout risque de propagation du virus.

Deux invidus contaminés résidant à proximité l'un de l'autre, constituent un foyer localisé de circulation du virus. L'ARS PACA à été contrainte de placer le département du Var en niveau 3 du plan national de lutte contre le moustique tigre. L'agence émet à nouveau des recommandations à l'égard de la population afin d'éviter la propagation du virus, par la surveillance et la démoustication.


COMMENT SE PROTÉGER ?

Les services de l’Etat, l’ARS Paca, le Conseil départemental du Var, l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) Méditerranée, la Cellule d’intervention en région (Cire) de Santé Publique France ainsi que les professionnels de santé sont fortement mobilisés Ces autorités émettent plusieurs recommandations :


EVITER LA PROLIFÉRATION DU MOUSTIQUE

Pour éviter cette prolifération, il faut détruire les larves et donc supprimer les eaux stagnantes dans lesquelles la femelle dépose ses œufs et ses larves grandissent. Quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs. Il faut donc :

• Eliminer les petites réserves d'eau dans lesquelles celle-ci peut stagner. Les coupelles des plantes, les jouets des enfants. Dans les vases, remplacer l’eau par du sable humide. Changer l’eau de vos photophores au moins toutes les semaines.
• Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine).
• Attention aux gîtes naturels : creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
• Etre vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).
• Changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.
• Les réserves d’eau pluviales doivent être fermées ou couvertes par une toile moustiquaire ou tout autre tissu.


SE PROTÉGER DES PIQÛRES

Il est très important de se protéger des piqûres de moustiques. Ces mesures sont également à suivre pendant la maladie au cours de la période pendant laquelle le virus est présent dans le sang. Afin d'éviter les piqûres de moustiques il est de conseillé de :

• porter des vêtements couvrants et amples et de les imprégner d'insecticide pour tissus ;
• appliquer les produits répulsifs conseillés par votre pharmacien ;
• dormir sous des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour tissus. Il existe des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés ;
• utiliser les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations ;
• utiliser les serpentins insecticides uniquement en extérieur ;
• si possible brancher la climatisation ou la ventilation.


EN CAS DE SYMPTOMES 

En cas de forte fièvre, d’apparition brutale de très fortes douleurs articulaires, en particulier au retour d’un voyage en zone tropicale, il faut immédiatement consulter un médecin. Sensibilisés aux signes cliniques et tenus informés par les autorités sanitaires de la situation épidémique, leur rôle est essentiel pour proposer une prise en charge adaptée à leur patient.


Vous pouvez contacter l' ARS, l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur du lundi au vendredi de 8h30 -18h30 au numéro suivant 04 13 55 80 10

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Sylvette Baudrot , scripte.

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