Comme le Charles-de-Gaulle, le futur porte-avions français sera à propulsion nucléaire

L'annonce a été faite par le président de la République, Emmanuel Macron, en visite sur le site du groupe Framatome au Creusot. La France va se doter pour 2038 d’un nouveau porte-avions à propulsion nucléaire, plus grand que le Charles-de-Gaulle auquel il succèdera.
Le président Emmanuel Macron, en visite sur le site du groupe Framatome au Creusot, devant la maquette du futur porte-avions français.
Le président Emmanuel Macron, en visite sur le site du groupe Framatome au Creusot, devant la maquette du futur porte-avions français. © LAURENT CIPRIANI / POOL / AFP
Le futur porte-avions français sera encore plus grand que le Charles-de-Gaulle. A propulsion nucléaire, ce bâtiment XXL fera 75.000 tonnes pour environ 300 mètres de long (contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles-de-Gaulle), soit davantage que les deux porte-aéronefs britanniques, mais moins que les 11 porte-avions américains.
Lors d'une visite à l'usine Framatome du Creusot, le président de la République Emmanuel Macron en a dit plus sur ce choix, la propulsion nucléaire plutôt qu'une propulsion diesel, qui permet, dit-il, la préservation des compétences "techniques, technologiques et industrielles sur toute la filière" sur le long terme. 

Notre avenir stratégique passe par le nucléaire. J'ai décidé que notre futur porte-avions qui dotera notre pays et notre Marine sera, comme le Charles De Gaulle, à propulsion nucléaire.

Emmanuel Macron, Président e la République

Construit dans les Pays de la Loire, en Bretagne et dans le sud de la France, il mobilisera 2000 emplois selon la ministre des Armées Florence Parly et devrait être livré en 2038.

Le Président Macron et le nucléaire

Le nucléaire restera la pierre angulaire de notre autonomie stratégique.

Emmanuel Macron, Président de la République

Emmanuel Macron en a profité pour réaffirmer son engagement pour cette énergie. "Pourvu qu'on progresse sur les déchets et la sûreté, le nucléaire est une énergie décarbonée, une énergie sûre" qui doit rester "un pilier de notre mix énergétique", a-t-il estimé, tout en demandant également "un très haut niveau d'énergies renouvelables".     Si Emmanuel Macron a dit n'avoir "jamais été partisan du tout-nucléaire" parce qu'il est nécessaire de ne pas dépendre d'une seule source, "l'atome doit continuer à être un pilier pour les décennies à venir".
 
Quant à la construction du nouveau porte-avions, on en saura plus sur le calendrier de la construction et l'impact sur l'emploi dans le Sud de la France.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
armée société sécurité