L'évêque de Toulon ne donne pas de consignes de vote pour le 2nd tour de la présidentielle

Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon (Archives) / © MAXPPP
Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon (Archives) / © MAXPPP

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook le 29 avril, Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon, annonce qu'il ne donnera pas de consigne de vote pour l'élection du 7 mai. 

Par Pierre-Olivier Casabianca


Dans cette vidéo de près de 4 minutes, Mgr Rey renvoie dos à dos les programmes d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. Un message que certains fidèles jugent ambigu notamment lorsque l'évêque varois liste les points non négociables donnés par le cardinal Ratzinger en 2002 au moment de choisir un candidat :" 'Le caractère intangible de la vie humaine' implique l’opposition à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide assisté et à leur promotion." Ou encore : " 'La promotion de la famille' s’inscrit dans celle du mariage entre deux personnes de sexe différent et le respect de la filiation."

Monseigneur Rey ajoute : "Si le candidat ne respecte pas un de ces points, il faudra alors le disqualifier". Inutile d'être grand clerc pour savoir que ces paroles visent le programme d'Emmanuel Macron et non pas celui de Marine Le Pen.

Mais dans l'entourage de l'évêque du Var on réfute toute prise de parti. Alors, pour mettre fin à la polémique Monseigneur Rey, s'est exprimé, mardi 2 mai, sur France Bleu. Il affirme, contrairement à d'autres évêques de France comme celui de Brest qui appelé à voter pour Emmanuel Macron, qu'on peut s'abstenir lors d'une élection "si en conscience les choix sont mauvais".






L'Eglise ne doit pas prendre parti souligne Mgr Pontier, évêque de Marseille

Le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Mgr Georges Pontier, a estimé mercredi 3 mai que "le rôle de l'Eglise est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre candidat", et dénonce un "climat hystérisé" à quatre jours du second tour de la présidentielle.

Dans une interview sur le site de la CEF, l'archevêque de Marseille souligne que "la devise de notre pays est belle: liberté, égalité, fraternité" et qu'"elle est
entre nos mains de citoyens
", sans que l'on sache s'il s'agit d'une considération générale ou d'une indication pour le scrutin de dimanche 7 mai.

L'épiscopat est critiqué depuis dix jours pour n'avoir pas pris position contre la présidente du Front national Marine Le Pen, alors qu'un vote pour le candidat d'En marche! Emmanuel Macron est rejeté par une frange conservatrice de l'électorat catholique.

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