Grand Prix de France : 200.000 personnes attendues au Castellet, un plan de mobilité sans précédent

Le Grand Prix de France de Formule 1 va jouer une carte importante pour son avenir, dès ce vendredi22 juillet, sur le circuit du Castellet, dans le Var. Un plan de mobilité inédit a été mis en place pour les 200.000 spectateurs attendus.

Les années passées, l'afflux inédit de dizaines de milliers de personnes au Castellet avait généré beaucoup de perturbations aux abords du circuit Paul Ricard, cette terre d'asphalte qui héberge le Grand Prix de France.

Pour éviter les embouteillages de l'édition 2018, qui marquait alors le retour de la France au calendrier de la F1, et répondre à un afflux record de spectateurs, le directeur de l'événement Eric Boullier et ses équipes ont innové à plusieurs niveaux.

Parkings et gratuité

"Le principe c'est de limiter l'accès au plateau de Signes et au circuit, hormis les riverains évidemment, et de s'appuyer sur un réseau de sept parkings relais qui sont tous à environ une demi-heure du circuit, avec des navettes toutes les quatre minutes en période de pointe", explique le directeur général du Grand Prix de France à l'AFP.

"En fait, toutes les routes ont été fermées à la circulation, c'est une première. On a mis en place un système d'éco-pass, on a poussé les mobilités alternatives, notamment le covoiturage. Des voitures qui ont quatre personnes peuvent se garer au circuit sans avoir à acheter un éco-pass", ajoute Eric Boullier.

Le reste c'est le train, grâce au soutien de la région Sud qui a mis à disposition un accès en TER à 10 euros aller-retour depuis n'importe quelle ville de la région Sud vers la gare de La Ciotat, où nous avons là-aussi un système de navettes gratuites.

Eric Boullier, directeur général du Grand Prix de France

Stop ou encore ?

Reste la grande question, à laquelle une réponse n'est pas prévue ce week-end, selon le DG du GP de France: l'avenir de la F1 au Castellet dépend-il de 2022 et de cette organisation ?

La Fédération internationale de l'automobile et son président n'ont pas caché un certain intérêt pour favoriser au calendrier une alternance entre les deux épreuves azuréennes, entre Le Castellet et Monaco. Le maire de Nice, Christian Estrosi, aurait même tenté de dessiner les contours d'une épreuve de F1 dans la première ville maralpine.

Tout d'abord, "l'avenir (du GP) n'est pas déjà scellé", assure Eric Boullier, selon qui "il ne dépend pas non plus de ce plan" de mobilité.

"Après 2018, il nous fallait trouver des solutions, qui peuvent paraître un peu drastiques, certes, mais qui avaient déjà été prises sur d'autres Grands Prix avec les mêmes problèmes. Donc nous avons trouvé une solution. On le sait par expérience: en 2019, nous avions 9.000 voitures de garées au circuit et zéro problème. Là, ce sera encore moins".

Autre solution pour éviter les bouchons: se poser en jet privé sur l'aéroport qui jouxte le circuit, pour quelques spectateurs VIP. "Quelques 'slots' (des créneaux, NDLR) sont autorisés par jour, mais ce ne sont que quelques vols", élude Boullier, face à cette possibilité moins écolo.

-Avec AFP