Cigarettes, drogues et téléphones livrés en prison par drone, un réseau démantelé

Les deux principaux responsables d'un réseau de livraison de drogue et de téléphones par drone dans plusieurs établissements pénitentiaires, notamment dans le Var et les Bouches-du-Rhône ont été condamnés à quatre ans de prison ferme dans la nuit de jeudi à vendredi.

Uzerche en Corrèze, Saint-Mihiel dans la Meuse, Metz en Moselle, mais aussi Toulon et Draguignan dans le Var ou Tarascon et Luynes dans les Bouches-du-Rhône. Leur zone de livraison était très vaste et s'étendait même en Belgique !

Les deux principaux responsables d'un réseau de livraison de drogue et de téléphones par drone dans plusieurs établissements pénitentiaires viennent d'être condamnés à quatre ans de prison ferme.

Le tribunal correctionnel de Tulle a prononcé le maintien en détention de celui qui est vu comme la tête du réseau, ainsi que son principal complice. Le parquet avait pour sa part requis à leur égard six ans de prison ferme.

Un autre membre du réseau a été condamné à 3 ans de prison avec maintien en détention, tandis qu'un mandat d'arrêt a été émis contre Dylan M., absent à l'audience et condamné à 18 mois de prison.

Dans plus d'une quinzaine de prisons en France 

Enfin, la compagne du chef du réseau, a été relaxée pour certaines poursuites, dont le blanchiment. Elle a néanmoins été condamnée à huit mois de prison avec aménagement de peine et est la seule à obtenir une restitution des scellés.

Le réseau, qui opérait dans plus d'une quinzaine de prisons en France et en Belgique, a été démantelé en décembre, près d'un an après la découverte dans la prison d'Uzerche (Corrèze) de plusieurs colis, largués au moyen de drones, contenant notamment cigarettes, stupéfiants et smartphones.

La bande de livreurs centralisait les commandes depuis octobre 2022 via un compte sur le réseau social Snapchat intitulé "drone2france".

Le chiffre d'affaires total est estimé à 165.000 euros, a indiqué la procureure de la République de Tulle, Myriam Soria.

Plus de 600 incidents liés aux drones ont été signalés dans les prisons françaises en 2023. L'administration a investi € 2,8 millions par an pour détecter et brouiller les drones.