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VIDEO. Que faire après le bac ? La jeunesse s'interroge à Toulon et à Casablanca

Maha et Noelia sont allés à la rencontre des lycéens de Casablanca et de Toulon. / © Les Haut-Parleurs
Maha et Noelia sont allés à la rencontre des lycéens de Casablanca et de Toulon. / © Les Haut-Parleurs

C'est bientôt le bac. Une période de stress pour les lycéens. A 18 ans, ils passent un cap et doivent faire des choix cruciaux pour leur avenir. Quelles études ? Pour quel métier ? Nos reporters Hauts-Parleurs Noélia et Maha sont allées sonder l'état d'esprit de la jeunesse à Casablanca et à Toulon.

Par Karine Bellifa

"Mon père veut que je fasse médecine", à Casablanca, une jeune marocaine veut exaucer le rêve de son père. Elle travaille dur pour pouvoir faire des études de médecine après son baccalauréat. Au Maroc comme en France, les jeunes partagent les mêmes interrogations sur leur avenir. Nos deux reporters des Haut-Parleurs sont allés à la rencontre de cette jeunesse à Casablanca et à Toulon, à quelques semaines du baccalauréat. 

La pression des notes

Le système scolaire ne fonctionne pas exactement pareil dans ces deux pays. Mais les notes sont déterminantes pour l'orientation.

Je ne sais pas quoi faire, c'est la note au baccalauréat qui va déterminer ce que je vais devenir.

explique Nada qui est en terminale à Casablanca. A Toulon, Laurène ressent aussi beaucoup de pression avant de passer le bac 

Si je le rate, est-ce que je vais pouvoir faire ce que j'aime ?

Les Haut-Parleurs : choisir sa vie à 18 ans
Au Maroc, le père joue un grand rôle dans le choix des études. Marwa explique pourquoi elle veut être gynécologue :

C'est un métier qui me parle et c'est aussi le rêve de mon père.

Le choix des parents est déterminant car ce sont eux qui, la plupart des cas, financent les études. Au Maroc, étudier dans le privé coûte de 2 800 à 6 700 euros l'année au Maroc, soit 12 à 28 fois le salaire minimum.

L'attrait de la France

Beaucoup veulent étudier en France. Maha reconnaît que son expérience à Montpellier dans une université de lettres lui a donné un bagage supplémentaire et une expérience enrichissante. En 2018, 40 000 jeunes marocains sont allés étudier en France  A Toulon aussi, les jeunes veulent voyager. Chiara explique :

On a conscience que les langues, c'est vital

Elle veut faire une école de commerce et faire des stages à l'étranger. Mickaël veut travailler dans la finance, il envisage d'aller dans une famille d'accueil en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis même s'il redoute un peu ce départ.
 

Un chômage important chez les jeunes

Si le diplôme ne garantit pas un emploi, le marché du travail laissera plus de chance d'insertion à ceux qui ont des qualifications.

Taux de chômage des 15-24 ans :
  • 26 % au Maroc
  • 20,8 % en France
Les jeunes Toulonnais comme les lycéens de Casablanca savent que le diplôme ne fera pas tout. La motivation et l'expérience seront essentielles dans leur réussite professionnelle.

Les Haut-Parleurs, qu'est-ce que c'est ?

Les Haut-Parleurs sont de jeunes journalistes francophones. Ils réagissent à l'actualité mais aussi à des sujets de société qui les touchent, à des thématiques qu'ils choisissent. C'est avec leur sensibilité et leur curiosité qu'ils abordent les sujets qui concernent leur génération. Etudes, tourisme, environnement, discrimination, logement, les Haut-Parleurs nous racontent ce qu'ils vivent. Des reportages au ton décalé. 

A France 3 Paca, nous avons décidé de leur donner la parole pour échanger entre les deux rives de la Méditerranée : Algérie, Tunisie, Grèce, Italie et France. 

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