Environnement : la LPO Paca sauve un bébé belette, le plus petit carnivore d'Europe

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Écrit par Pauline Guigou

Le petit animal a été trouvé en bord de route au mois de mai. Le centre de sauvegarde de la faune sauvage, de la Ligue de Protection des Oiseaux, situé à Buoux (Vaucluse), l'a recueilli et soigné. La belette devrait bientôt être remise en liberté.

17 grammes tout juste. C'est le poids de la petite belette d'Europe, retrouvée le 18 mai dernier au bord d'une route des Bouches-du-Rhône. 

En état d'hypothermie et "quasiment dépourvu de poils", l'animal a échappé au pire, et a été déposé au centre régional de sauvegarde de la faune sauvage (CRSFS). C'est ici, à Buoux, que les bénévoles de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), lui ont prodigué les soins nécessaires à sa survie. 

La belette d'Europe, dite belette pygmée, est le plus petit mammifère carnivore d'Europe. À l'âge adulte, il ne mesure pas plus de 30 cm, et pèse entre 80 et 125g.

Un nuisible utile 

Petit, mais costaud ! L'animal est un chasseur redoutable, notamment pour les petits rongeurs comme les rats et souris, ou les insectes : "Grâce à sa dextérité, liée à son corps très souple, la belette est capable de tuer des animaux bien plus gros qu’elle, mais elle se nourrit principalement de petits rongeurs, de lézards, de batraciens et même d’insectes", explique par communiqué le CRSFS.

En bref, la belette vous débarrasse des rats, lézards et autres intrus, dans vos habitations ou potagers !

La technique du "taquet" pour le retour en milieu naturel 

En juin, une autre belette, en provenance des Alpes-Maritimes, a été également confiée aux soigneurs de la Ligue de Protection des Oiseaux. Après un mois de soin, les deux bêtes, qui ont grandi ensemble,  pourront être réintroduites dans leur habitat naturel.

Un retour à la nature de manière progressive, grâce à une technique d'émancipation en douceur, appelée le "taquet" : les deux belettes d'Europe seront "accompagnées avec un abri et de la nourriture pendant quelques semaines", explique l'association. 

Depuis le début de l'année, l'"hôpital pour animaux sauvages", comme on le surnomme, a déjà accueilli 1.500 pensionnaires. En moyenne, il prend en charge plus de 3.000 animaux par an.