Revue de presse : la France et le monde sous le choc après les attentats meurtriers de Paris

Un blessé évacué près du Bataclan / © MIGUEL MEDINA / AFP
Un blessé évacué près du Bataclan / © MIGUEL MEDINA / AFP

Toute la presse française et internationale revient aujourd'hui sur les sept attaques simultanées qui ont fait au moins 128 morts et 180 blessés, hier soir, à Paris. Ces attentats sont les plus meurtriers en Europe depuis ceux de Madrid en 2004. 

Par France 3 Toutes Régions

Revue de presse : la France et le monde sous le choc après les attentats meurtriers de Paris

La presse française se réveille sous le choc, ce matin, au lendemain des attentats terroristes commis hier soir à Paris. Toutes les Unes des journaux y sont évidemment consacrées, à l’image de Libération qui titre "Carnages à Paris", avec l’image choc d’un blessé ensanglanté. "La barbarie terroriste vient de franchir une étape historique" affirme Laurent Joffrin dans son édito.

Le Monde évoque "La terreur à Paris" avec là aussi, la photo d’une victime prise en charge par des médecins.

"Massacre terroriste en plein Paris" peut-on lire à la Une d’Aujourd’hui en France qui évoque des "attentats visiblement coordonnés dans Paris et autour du Stade de France" qui ont fait des dizaines de morts.
Le journal publie une carte de la capitale montrant les endroits où les attaques ont eu lieu : la salle de spectacle du Bataclan, un restaurant de la rue Bichat, dans le 10e arrondissement, la rue de Charonne, dans le 11e, et les abords du stade de France, à Saint-Denis.

Pour Le Figaro, c’est "La guerre en plein Paris" qui a éclaté. Le quotidien évoque l’état d’urgence sur tout le territoire et la fermeture des frontières décrétés par François Hollande.
Même terrible constat pour Le Parisien qui déclare "Cette fois, c’est la guerre". 

Même le quotidien sportif L’Equipe relate l’événement : "L’horreur" s’affiche en titre sur fond noir. Les correspondants du journal étaient aux premières loges, bien sûr : ils assistaient au match France-Allemagne au stade de France et rappellent que la première déflagration a été entendue à la 17e minute de la rencontre. "Nos sièges ont vibré et le bruit était si fort qu’on en a eu les oreilles bouchées" raconte un spectateur.
Les attentats d’hier ont changé la donne : l’Euro 2016 est désormais sous la menace. Les craintes sont devenues maximales concernant la compétition organisée l’an prochain à Paris et dans 9 autres villes françaises.

La presse régionale est également à l’unisson : La Provence affiche "Je suis Paris" à sa Une… Pour L’Est républicain, la France est "En guerre" et Nice Matin, comme L’Equipe, titre sur « L’horreur ».

La presse internationale, elle aussi, est sous le choc : les journaux anglais, The independent, The Daily Mirror et The Sun évoquent le massacre dans les rues de Paris, mais certains ne font état que de 40 morts, heure de bouclage oblige.

En Espagne, aussi, c’est la consternation, à l’image d’El Pais ou d’El Mundo qui font leur Une sur les attentats… Rappelons que les attaques d’hier sont les plus meurtrières en Europe depuis celle de Madrid en 2004.

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