SIA 2016 : le territoire mayennais et les circuits courts

Après avoir hier présenté notre projet TNLA, nous allons aujourd’hui vous présenter notre beau département de manière quelque peu originale et tant qu’à parler de cuisine nous ferons une transition sur les circuits courts, base de notre alimentation quotidienne du lycée.

Pour faire une bonne "mayennaise", il faut  ...

Les ingrédients :
  •  307 000 habitants
  •  10 400 agriculteurs
  •  8000 exploitations agricoles
  • 640 000 vaches
Les ustensiles :
  •  un chef lieu : Laval
  •  une rivière de 202,3km de long appelée la Mayenne, prenant sa source au pied du mont des Avaloirs
  •  moule mayennaise
La recette :
  •  Placez vous au nord ouest de la France, dans la région Pays-de-la-Loire, plus précisément entre Rennes et Le Mans.
  •  Répartissez les agriculteurs sur 406000 hectares de surface agricoles puis réservez
  •  Versez habitants dans un moule mayennais de 5210km²
  •  Mélangez les agriculteurs avec les vaches sur 23 % des exploitations régionales en Mayenne
Et avec cette "mayennaise", vous pouvez faire une salade :
  •  Prenez comme saladier l'abbaye Notre-Dame de Port-Salut à Entrammes
  •  Achetez le fromage Port-Salut à Entrammes fabriqué par Bel
  •  Ajoutez la première tour circulaire du château des Laval
  •   Incorporez une pincée d'art Naïf dans le vieux château

Les circuits courts 

Dans le département, les circuits courts sont en pleine expansion. Entre l’achat directement à la ferme, les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), en passant par la « Ruche qui dit oui » ou le réseau « Bienvenue à la Ferme », ou  alors le drive fermier géré la Chambre d’Agriculture, les possibilités de consommer « local » sont devenues importantes.

Depuis son arrivée au lycée, le chef du service restauration, Thierry LALONNIER a totalement revu le fonctionnement et l’approvisionnement du self (à lire aussi cet article sur Ouest France).

Désormais pour confectionner les 1 200 repas par jour, le chef achète :
  •  99 % de produits français (les 1 % restant sont principalement des épices bio)
  •  24 % de produits locaux.
  • 10 % sont des produits bio dont une très grande majorité est locale.

Nous avons d’ailleurs dans le self, des affiches présentant les partenariats entre le lycée et des producteurs locaux ( un exemple : hier avant de partir pour le SIA, nous avons regardé le menu et comme plat, il y avait de la truite . L’éleveur se trouve à Parné Sur Roc, à quelques kilomètres du lycée !)

L’exploitation du lycée assure également une production de qualité et cela représente :
  • 20 à 25 porcs Label sur paille par an
  • Du miel
  • Et bien sûr le lait de notre chère Hawaï et de ses copines (cela représente tout de même 300 à 400 l par semaine)
Si on additionne tout cela, produits locaux + bio local + produits de notre ferme = 41 % des besoins du self.
Et ce n’est qu’un début, car des projets existent au lycée pour consommer encore plus de produits de notre exploitation agricole.

Mais consommer mieux, c’est aussi gaspiller moins et depuis bientôt 4 ans, on pèse nos poubelles de déchets à la sortie du self. Les effets ne sont pas fait attendre, car si il y a un chiffre dont on est pas fier, c’est bien celui là. Au final, en 4 ans, nous produisons 70 % de déchets en moins à la cantine. Si çà, c’est pas non plus du développement durable, avec les circuits courts ?

Dans l’article de demain, nous reviendrons plus en détail sur la vente directe à la ferme du lycée.