Les trains entre Aurillac et Brive-la-Gaillarde bloqués par l'automne et ses feuilles mortes

La gare d'Aurillac. / © Lydie Ribes / France 3 Auvergne
La gare d'Aurillac. / © Lydie Ribes / France 3 Auvergne

A partir du 21 octobre, jusqu’au 9 janvier, le trafic ferroviaire entre Aurillac et Brive-la-Gaillarde est suspendu. Les trains sont remplacés par des autocars. La SNCF invoque des raisons de sécurité. La chute des feuilles lui posent problème.

Par Stéphane Moccozet

Sept trains par jour provisoirement supprimés entre Aurillac et Brive-la-Gaillarde à partir 21 octobre à cause… des feuilles mortes. Les liaisons ferroviaires entre la capitale du Cantal et la cité corrézienne sont les victimes collatérales du changement de saison. Le rail n’aime pas l’automne. C’est en tout cas ce qu’invoque la SNCF pour justifier la suspension provisoire de la circulation des trains sur cette ligne. Il faudra attendre le 9 janvier pour pouvoir embarquer à nouveau à bord d’un TER version chemin de fer, d’ici là c’est autocar pour tout le monde.
 
« Le fonctionnement de la signalisation passe par le contact roues/rails à condition qu’il se fasse bien », explique Gilles Cheval,  le directeur SNCF Réseau Rhône-Alpes-Auvergne, « en période automnale, la chute des feuilles conduit à créer une pellicule grasse et on se retrouve dans une situation où la signalisation ne fonctionne pas bien ». Pour la société de transport, c’est donc un problème technique qui menace la sécurité. La CGT Cheminots ne conteste pas mais fait remarquer que le phénomène s’est amplifié depuis 2010 et la suppression de la brigade de cantonniers.
 
« On supprime des agents qui sont là pour faire l’entretien de la voie, on supprime aussi des trains qui circulaient et donc nettoyaient », regrette Claude Prat. Son syndicat assure qu’il existe des solutions alternatives permettant de garantir à la fois la circulation d’un maximum de trains et la sécurité des voyageurs. Le compteur d’essieux, par exemple, est « un appareil qui compte le nombre de roues qui passent sur la voie et qui permet de dire si le train est passé complet », développe Eric Debuire, secrétaire départemental de la CGT du Cantal. Dans le cas où rien n’est à signaler, « on peut renvoyer une autre circulation », ajoute le syndicaliste. Il suggère également de remettre du personnel dans les gares pour contrôler la bonne circulation des trains et déplore que des solutions qui existent ailleurs soient impossibles à mettre en œuvre dans le département auvergnat.
 
Pour les voyageurs, la conséquence du changement provisoire du mode de transport entre Aurillac et Brive-la-Gaillarde se trouve dans le temps de parcours. Un train met 1h50 pour relier les deux villes quand il faut entre 2h40 et 3h10 à un autocar pour effectuer le trajet.

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