L’annonce par le gouvernement de réduire le nombre des contrats aidés inquiète les associations et les collectivités qui craignent de ne plus pouvoir embaucher à moindre coût et de devoir limiter leur actions. Une pétition a déjà récolté plus de 11 000 signatures.
L’annonce par le gouvernement de réduire le nombre des emplois aidés, en n’accordant plus l’autorisation d’en créer est très mal accueillie par les associations et les collectivités qui avaient trouvé là un moyen d’embaucher du personnel à moindre coût pour développer leurs actions.
C’est le cas de l’association LieU’Topie, une association étudiante crée en 2012 à Clermont-Ferrand. Elle compte 700 adhérents, une cinquantaine de bénévoles qui œuvrent à la gestion et l’animation d’un lieu de vie étudiant. "On avait un contrat aidé cette année qui était financé à hauteur de 70%, donc si on n’a plus ce financement, les deux personnes qu’on devait salarier cette année, on a peu de chances de pouvoir les recruter ou il faudra en prendre peut-être qu’une sur les 2" dit Jean-Baptiste Pegeon, co-président de l’association LieU’Topie. "Mais il y a beaucoup d’autres structures où ils ne pourront plus avoir de personnes contractualisées donc on va tendre soit à augmenter le nombre de stagiaires éventuellement, soit avoir des services civiques".
Alors qu’il devait commencer comme salarié en contrat aidé à partir du 1er septembre, Alexis Blanc voit le poste de chargé de développement qu’il espérait s’éloigner : "le milieu associatif emploie beaucoup de contrats aidés et c’est un milieu qui m’intéresse, s’il n’y a plus de contrats aidés, je suis un peu bloqué" dit-il.
Les collectivités locales, de nombreuses mairies ont aussi recours aux contrats aidés pour des emplois en restauration collective ou en milieu scolaire notamment.
LieU’Topie a lancé une pétition en ligne qui a recueilli plus de 11 000 signature en 6 jours.