Des femmes de militaire en colère sont dans la rue à Paris

Soldats épuisés, mal considérés, matériel obsolète, logements insalubres, soldes versées tardivement... Les femmes de militaires dénoncent à Paris le traitement réservé à leur mari, deux semaines après l'attaque de Levallois-Perret où six militaires du 35e RI de Belfort ont été pris pour cible.

Par Lucie Thiery

Mise en place après les attentats de Janvier 2015 à Charlie Hebdo, renforcée après ceux de novembre de la même année au Bataclan, l'opération Sentinelle mobilise 7000 militaires sur le territoire français. Environ 200 militaires du 35e régiment d'infanterie de Belfort y participent. Ils sont envoyés loin de leur domicile, pour une mission de deux mois à chaque fois.

Dans la matinée du 9 août 2017, six militaires du 35e RI ont été pris pour cible à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Un automobiliste les a volontairement renversés avant de prendre la fuite.

Les femmes de militaires en colère dans la rue

Depuis, un collectif de femmes de militaire s'est constitué sur Facebook et relaie leurs inquiétudes concernant leur mari. Son nom : les Femmes de militaires en colère. Manque de reconnaissance, manque de soutien, manque de moyens, les épouses de militaires dénoncent la précarisation des conditions de travail de leur mari.

Elles se sont rassemblées à Paris aux Invalides aujourd'hui pour se faire entendre.

Selon leur épouse, les militaires sont confrontés au manque de moyens quotidiennement.

"La pression, la fatigue physique accumulée, les soldes qui arrivent avec des mois de retards" c'est le quotidien de leur mari. "Sur douze mois, je le veux entre deux mois et demi tout au plus", explique l'une d'entre elles.



Interview d'une femme de militaire en colère venue manifester à Paris

Manifestation des femmes de militaires en colère à Paris


Des coupes budgétaires de 850 millions d'euros annoncées

Des restrictions budgétaires sont prévues au sein de l'armée. Le Président de la République, Emmanuel Macron et son gouvernement demandent à la Défense de réaliser de nouvelles coupes : à hauteur de 850 millions d'euros. Cette annonce a provoqué une crise inédite dans les rangs de l'armée qui a abouti à la démission du général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées.

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