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Attentat à Charlie Hebdo : plusieurs rassemblements en Corse

Plusieurs appels ont été lancés sur les réseaux sociaux après l'attaque contre Charlie Hebdo qui a fait douze morts selon un dernier bilan, tandis que le mode opératoire des tireurs se précise.

  • Grégoire Bézie avec AFP
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Un rassemblement est prévu ce soir à 19h sur la place Paoli à L'Ile Rousse, indique la télévision locale de la Balagne Télé Paese, ainsi qu'à Bastia et Ajaccio devant les préfectures.  



Symboliquement, après sa conférence de rédaction, la rédaction de France 3 Corse ViaStella se réunira jeudi matin devant les stations d'Ajaccio et de Bastia.

A 18h jeudi, c'est l'ensemble de la presse régionale, Corse-Matin, Alta Frequenza, Corsenetinfos, France 3 Corse ViaStella et la Ligue des droits de l'Homme qui appellent à un rassemblement devant les préfectures à Bastia et Ajaccio. D'autres rassemblements sont encore prévus dans la journée. 





Le mode opératoire des tueurs impliqués dans l'attentat contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, leur calme, leur détermination et leur efficacité, est la marque d'hommes ayant subi un entraînement poussé, de type militaire, selon des sources policières.

Les images, prises sur leurs téléphones portables par des témoins de l'attaque, montrent le professionnalisme des assaillants qui ont mené une attaque soigneusement planifiée, soulignent un ancien membre d'un service de protection rapprochée et un ancien de la police judiciaire.

"On le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement. Ils ont forcément reçu une formation type militaire. Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête", assure l'un des policiers.

Il souligne qu'ils tiennent leurs kalachnikovs serrées près du corps, tirent au coup par coup et non par rafales, ce qui démontre qu'ils ont été entrainés à s'en servir.

Selon l'autre policier, ancien de la Police judiciaire, "le plus frappant, c'est leur sang-froid. Ils ont été entrainés en Syrie, en Irak ou ailleurs, peut-être même en France, mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont été entrainés".

Autre preuve d'un indéniable sang-froid, les tireurs se sont d'abord trompés d'adresse, s'arrêtant d'abord au numéro 6 de la rue, qui abrite un service annexe de l'hebdomadaire, indique l'un des policiers. "Là, ils n'ont pas tiré, ne se sont pas affolés et sont allés au 10, siège de la rédaction de Charlie Hebdo", dit-il.

Dans l'un des films, pris depuis le toit d'un immeuble voisin, on voit distinctement que deux des trois hommes sont bien équipés : tenues noires, cagoules, chaussures de sport, gilets porte-chargeurs cachant peut-être des gilets pare-balles.

Au moment où ils vont repartir, ils aperçoivent un policier en vélo. Ils descendent de voiture, abattent le policier en tirant au coup par coup. L'un d'eux approche, l'achève d'une balle dans la tête, vérifie qu'il n'a a pas d'autre membre des forces de l'ordre alentours, puis les deux tireurs remontent sans courir dans leur voiture.

Leur attaque a fait au moins 12 morts et provoqué une réaction immédiate des autorités françaises avec un renforcement des mesures de sécurité dans la région parisienne.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a évoqué l'implication de trois agresseurs dans l'attaque.

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