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Le Charles-de-Gaulle a quitté le Golfe et passé le commandement aux Etats-Unis

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec ses 26 avions de chasse engagés dans la lutte contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak a quitté le Golfe, passant le commandement de la composante maritime de la coalition aux Etats-Unis. Il a réalisé "370 sorties et 80 frappes" contre l'EI.

  • Par Anne Le Hars
  • Publié le 26/02/2016 | 12:03, mis à jour le 26/02/2016 | 12:04
Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec ses 26 avions de chasse engagés dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie et en Irak a quitté le Golfe. © STRINGER / AFP

© STRINGER / AFP Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec ses 26 avions de chasse engagés dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie et en Irak a quitté le Golfe.

Le Charles-de-Gaulle a franchi lundi le détroit d'Ormuz avec ses six navires d'accompagnement (quatre frégates, un sous-marin et un navire de ravitaillement et de commandement) et "il fait route vers la Méditerranée", a indiqué un responsable du ministère de la Défense, sans apporter plus de détails sur sa destination.

Le Charles-de-Gaulle a ainsi quitté le commandement de la composante maritime de la coalition internationale qui lutte contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak au porte-avions américain Truman, a-t-on précisé.

370 sorties et 80 frappes

Le porte-avions français avait pris ce commandement le 19 décembre. Les avions du groupe aéronaval ont effectué durant cette période de deux mois "370 sorties et 80 frappes" contre l'EI, selon le ministère.  

Avec le départ du Charles-de-Gaulle et de ses 26 chasseurs (18 Rafale et 8 Super Etendard), la France dispose sur ce champ d'opérations de 14 chasseurs: 8 Mirage 2000 en Jordanie - dont deux viennent d'arriver sur place - et 6 Rafale positionnés dans le Emirats arabes unis, a-t-on précisé.
Le départ du Charles-de-Gaulle ne signifie pas nécessairement une réduction de l'engagement français, assure-t-on cependant au ministère de la Défense.  Le Charles-de-Gaulle, avant de se rendre dans le Golfe, était en effet déjà positionné, fin novembre, en Méditerranée orientale pour frapper contre l'EI.

D'autre part, explique-t-on au ministère de la Défense, les missions aériennes françaises ces derniers mois ont permis d'accumuler une masse de renseignements, qui rendent les frappes plus précises, indépendamment de leur nombre. - avec AFP -
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