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Accident mortel de la RN4 : conférence de presse du procureur

La conférence de presse tenue par le procureur de la République de Bar-le-Duc, Rémi Coutin, vendredi 25 juillet 2014, a confirmé le sexe des cinq victimes. Le véhicule percuté avait à son bord, deux soeurs accompagnées de trois enfants, deux filles de 13 et 7 ans ainsi qu'un garçon de 7 ans.. 

  • Par Alice Beckel
  • Publié le 25/07/2014 | 19:14, mis à jour le 27/07/2014 | 10:11
Le procureur de la République de Bar-le-Duc, Rémi Coutin, a tenue une conférence de presse sur l'accident de la N4, vendredi 25 juillet 2014. © Bruno Demange pour France 3 Lorraine

© Bruno Demange pour France 3 Lorraine Le procureur de la République de Bar-le-Duc, Rémi Coutin, a tenue une conférence de presse sur l'accident de la N4, vendredi 25 juillet 2014.

La conférence de presse tenue par le procureur de la République de Bar-le-Duc, Rémi Coutin, vendredi 25 juillet 2014, a confirmé le sexe des cinq victimes. Le véhicule percuté avait à son bord, deux sœurs accompagnées de trois enfants, deux filles de 13 et 7 ans ainsi qu'un garçon de 7 ans.

Plus précisément, la conductrice était âgée de 35 ans. Elle était mère des deux filles (de 13 et 7 ans). Sa soeur, assise à l'avant, était quant à elle plus âgée,  âgée de 41 ans. Elle était la mère du garçon de 7 ans également à bord. Tous se trouvaient à l'intérieur d'un break Peugeot, récent.
On suppose qu'ils étaient partis de Moselle.

Le chauffeur du poids lourd, lui, âgé de 35 ans, a été hospitalisé à Nancy, alors qu'il était inconscient., Ce vendredi soir, son pronostic vital est toujours engagé. Il n'a donc évidemment pas pu être entendu. Il sera en tous cas le seul témoin, puisque personne d'autre n'a assisté à ce qu'il s'est passé.
On sait déjà que la vitesse n'est pas en cause, puisque le chronotachygraphe du véhicule annonçait une vitesse de 83 km/h.
A première vue, on peut exclure aussi l'hypothèse d'une fatigue au volant, liée à une une longue durée de conduite : le conducteur avait en effet pris la route depuis son domicile, situé à quelques kilomètres du lieu de l'accident. Il reste néanmoins à vérifié ce qu'il avait fait la veille, et évaluer la durée de son repos.

Autre vérification : ce chauffeur était il ou non sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants ?
On sait qu'il avait était condamné en 2007 après avoir été contrôlé sous l'emprise de stupéfiants au volant. D'autres condamnations pour des usages de stupéfiants sont tombées plus tard (la dernière en date en 2013), sans qu'il y ait un lien avec de la conduite. Dans le cas présent, on ne sait pas encore ce qu'il en est : des analyses sanguines ont été effectuées, et les résultats seront connus dans la journée de samedi.

Restera à vérifier aussi si des communications téléphoniques ont été passées dans les minutes ou les secondes qui on précédé le choc. De même, si un problème technique a pu entrer en jeu. Autre piste possible : un malaise du chauffeur. Les enquêteurs ont trouvé étonnant en effet qu'il n'y ait eu aucune trace de freinage...alors que le camion a quand même quitté sa chaussée, et traversé le terre plein central.

Le choc a été si violent que des mesures de prises en charge psychologiques ont été mises en place, pour accompagner les personnes amenées à intervenir sur le lieu de l'accident.

Sur le plan juridique, l'enquête de flagrance va se poursuivre, enquête confiée par le parquet à la gendarmerie. Le procureur n'exclue pas cependant l'hypothèse d'ouvrir une information judiciaire, et qu'un juge d'instruction soit désigné. Si, évidemment, le pronostic vital n'était plus engagé concernant le chauffeur du camion.

La collision s'est produite dans la matinée sur la N4 entre Saulvaux et Saint-Aubin-sur-Aire (direction Nancy-Paris) dans la Meuse entre un poids lourd et une automobile. Le camion appartenait à l'entreprise meusienne de BTP "Acenor" basée à Demange-aux-Eaux. Quant à l'automobile, elle était immatriculée dans la Haute-Vienne.

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