Martin Malvy ne sera pas candidat aux élections régionales de 2015

INFO FRANCE 3 MIDI-PYRENEES - Sa décision est prise : Martin Malvy ne sera pas candidat à un quatrième mandat à la tête de la Région. 

  • F. Valéry et L. Dubois
  • Publié le , mis à jour le
Martin Malvy © AFP

© AFP Martin Malvy

Martin Malvy, président PS du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, a décidé de ne pas se représenter lors des élections régionales qui se dérouleront à la fin 2015, a confirmé à France 3 Midi-Pyrénées une source très proche du président de la région. 
L'élu, qui devait officialiser cette décision lors d'une des cérémonies de voeux aux personnalités (mercredi 7 janvier) ou à la presse (jeudi 8 janvier), comme nous l'annoncions dès la semaine dernière sur le blog Midi-Pyrénées Politique, a bouleversé son calendrier en raison de la publication par France 3 de sa décision et a choisi de confirmer notre information dans les colonnes du quotidien régional La Dépêche du Midi à paraître mercredi. 

Le combat de trop ?​

A 79 ans (en février prochain) et après 3 mandats à la tête de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy choisit de ne pas faire le combat de trop. 
Entré en politique en 1970, député du Lot entre 1978 et 1998, plusieurs fois membre de gouvernements dont notamment ministre du budget entre 1992 et 1993, Martin Malvy a remporté pour la première fois les élections régionales en Midi-Pyrénées en 1998. Il a été réélu en 2004 et en 2010, l'emportant cette année-là avec plus de 67 % des voix au second tour, "le mieux élu de France" se plait-il à rappeler. 

Les raisons de sa décision

Age, réforme territoriale, contexte difficile pour le parti socialiste... Martin Malvy aura lui-même l'occasion de s'expliquer sur les raisons qui l'ont poussées à prendre cette décision. Sans doute un mélange de tout cela.
L'âge ? Il sait que ses adversaires ne manqueront pas de rappeler aux électeurs qu'à la fin d'un nouveau mandat il serait âgé de 85 ans.
La réforme territoriale ? Bien connu des électeurs en Midi-Pyrénées, il est en revanche presque inconnu en Languedoc-Roussillon et la fusion des régions l'aurait conduit à sillonner une région grande comme presque deux fois la Suisse.
Le contexte politique ? Les socialistes s'attendent à un reflux électoral historique. Sans doute Martin Malvy était-il celui qui pouvait le mieux contenir une vague bleue dans la nouvelle grande région. Cela n'aura pas pesé assez lourd au moment de la prise de décision. 

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Enfin, depuis quelques mois, il se retrouve aux prises avec une enquête préliminaire ouverte par le Parquet National Financier (PNF) au sujet des soupçons de favoritisme dans la passation de marchés publics de la Région avec une société de proches de l'ex-secrétaire d'Etat Kader Arif. C'est "l'affaire AWF". Martin Malvy n'est pas mis en cause personnellement et a toujours défendu son administration indiquant qu'il n'y avait pas eu de favoritisme. Mais le volet judiciaire n'est pas clos : le PNF a confirmé à France 3 Midi-Pyrénées que les investigations se poursuivent, toujours sous le statut d'une enquête préliminaire. Cela a-t-il pesé dans sa décision ? Lui seul peut le dire. 

L'heure de la succession

Enfin cette décision ouvre maintenant la porte à la "succession". Face à la droite qui espère reprendre la Région, le PS apparaît divisé. La secrétaire d'Etat au commerce, à l'artisanat et à l'économie sociale et solidaire, Carole Delga, maire de Martres-Tolosane (Haute-Garonne), est poussée par l'Elysée et Matignon pour prendre la tête de la liste socialiste. Le calendrier mis en place par le PS prévoit de désigner les candidats fin janvier, ce qui disqualifie le Gersois Philippe Martin, éphémère ministre de l'Ecologie, qui concourt déjà pour les élections départementales de mars. Un calendrier que ses supporters ont tenté en vain de faire changer. 
Mais le candidat d'une liste PS-PRG peut aussi venir de Languedoc-Roussillon : Damien Alary (PS) qui a succédé à Christian Bourquin à la tête du Conseil Régional ou l'ancien rugbyman Didier Codorniou qui vient de rejoindre le parti radical de gauche ?
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