La grêle et les gelées du mois d'avril vont coûter très cher aux viticulteurs charentais. Les producteurs locaux s'attendent à une production en baisse de 30% par rapport à l'année 2016, rapporte une étude du ministère de l'Agriculture.
Deux à trois ans de travail anéanti en quelques minutes. L'année 2017 laissera un goût aux producteurs de vins et spiritueux charentais. "Dans les Charentes, l’épisode de fortes gelées de fin avril aurait nettement entamé la production, anticipée en baisse de 30 % par rapport l’année précédente", avance une étude du ministère de l'Agriculture, ce samedi.
En moyenne, les viticulteurs assurent leur production à hauteur de 10 000 euros par hectare. En cas d'aléa climatique, un expert de la compagnie va estimer la perte, débloquant ainsi l'indemnisation. Le préfet de Charente avait d'ailleurs demandé le classement du département en catastrophe naturelle, fin mai.
Les Charentes comptent parmi les territoires les plus touchés par les intempéries, derrière le Bordelais dont les récoltes pourraient diminuer de moitié par rapport à 2016. Au niveau national, "la récolte 2017 serait inférieure de 17 % à celle de 2016 et de 16 % à la moyenne des 5 dernières années" : "Elle serait alors historiquement basse et inférieure à celle de 1991, concernée elle aussi par un gel sévère."