Emmanuel Macron : “On ne peut pas aimer les Chinois qui achètent des Airbus et pas ceux qui investissent dans l'aéroport”

Emmanuel Macron / © AFP
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En visite express dans le Lot, Emmanuel Macron était l'invité du 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées ce vendredi. Le candidat d'En Marche ! à la présidentielle a notamment répondu à la polémique sur la vente de l'aéroport de Toulouse-Blagnac signée lorsqu'il était ministre de l'économie. 

Par Fabrice Valery

Pour Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle et ancien ministre de l'Economie, "on ne peut pas aimer les Chinois qui achètent des Airbus et pas les Chinois qui investissent dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Ce sont les mêmes Chinois qui achètent environ un tiers des Airbus produits à Toulouse". 

C'est ce qu'il a indiqué dans le 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées, ce vendredi, à l'occasion d'un déplacement dans le Lot. Rappelant, au passage, qu'il assume cette vente d'actions de l'aéroport toulousain "décidée par (s)on prédécesseur". 

Depuis qu'elle a été décidée par Arnaud Montebourg puis orchestrée par son successeur à Bercy Emmanuel Macron, la privatisation partielle de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) ne cesse de faire polémique. 49,9 % du capital, détenus par l'Etat, ont été vendus à des actionnaires chinois. Surtout, après les révélations de Médiapart, les opposants à cette vente cherchent toujours à se procurer l'éventuel "pacte secret"entre l'Etat qui conserve 10 % des parts et les dirigeants chinois. 

Macron "assume" la vente de l'aéroport de Toulouse
En visite express dans le Lot, Emmanuel Macron était l'invité du 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées ce vendredi.

A noter que l'ancienne ministre UDF, Anne-Marie Idrac, placée par les actionnaires chinois à la tête de l'aéroport de Toulouse-Blagnac a récemment annoncé son soutien à... Emmanuel Macron !

Emmanuel Macron était donc en visite éclair ce vendredi dans le département du Lot où il était en terre (presque) acquise à sa cause : le député Jean Launay, le président du Conseil départemental Serge Rigal et son prédécesseur et sénateur Gérard Miquel ont rejoint son mouvement. Visite de Rocamadour, conférence de presse et meeting à Souillac. 

A deux mois du premier tour, la plupart des sondages placent Emmanuel Macron en deuxième position derrière Marine Le Pen

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