Le blog theparisienne poursuivit par Le Parisien pour contrefaçon

Le journal Le Parisien a annoncé mardi qu'il assignait le blog theparisienne.fr pour contrefaçon, le journal ayant lui-même un supplément nommé "La Parisienne", vendu avec le quotidien. Il lui réclame 20.000 euros de dommages et d'intérêts et l'abandon de l'URL (adresse du site internet).

"Un journal parisien bien connu m’assigne en justice pour contrefaçon : Le Parisien," indique la créatrice de theparisienne, Nathalie Zaouati, sur son blog où elle s'intéresse aux expositions, restaurants, pièces de théâtre et promenades à Paris. La jeune femme est stupéfaite. Elle indique par ailleurs avoir reçu un courrier de mise en demeure il y a quelques mois. "Naïve, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un malentendu et j’ai tenté de prendre contact directement avec le journal pour discuter, voir comment régler tout ça". Mais il n'en est rien.  

"Cette assignation fait suite à de très nombreux échanges depuis septembre 2013, il s'agit d'une contrefaçon sur une marque déposée depuis 2003", a indiqué Jean Hornain, directeur général du Parisien, faisant référence au magazine féminin "La Parisienne" distribué avec le quotidien. "Nous demandons à Mme Zaouati qu'elle cesse d'utiliser pour son blog le titre de 'The Parisienne' et 'So parisiennes', qu'elle nous cède ses noms de domaine, et réclamons une condamnation à 20 000 euros de dommages et intérêts".

La blogueuse, elle, est outrée par les demandes du Parisien. Elle n'en comprend d'ailleurs pas le fond. "Comment un journal pourrait-il penser une seconde que le blog individuel d’une parisienne amoureuse de sa ville pourrait être une tentative de copie d’un quotidien parisien, et de son armée de journalistes ?!".

"Cette assignation intervient quand les gens ne donnent pas suite, mais il y a toujours une solution à l'amiable", insiste le directeur du journal, bien que Nathalie Zaouati affirme avoir essayé de prendre contact directement avec le journal.

La jeune femme, qui tient le blog depuis maintenant cinq ans, appelle ses lecteurs à la défendre "si vous souhaitez vous aussi que les parisiennes et les parisiens puissent librement utiliser ces deux termes pour raconter leur passion pour leur ville, criez le avec moi, hommes et femmes confondus, sur tous les toits du numérique : #jesuisparisienne."

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
médias justice
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter