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Île d'Oléron : le point sur la disparition d'Alexia

Voilà déjà une semaine qu'Alexia a disparu sur l'Île d'Oléron en Charente-Maritime, et toujours aucune trace de l'adolescente de 15 ans. L'avis de recherche qui signale sa disparition est désomais diffusé au niveau national et de plus en plus de médias se saisissent de cette mystérieuse affaire.

  • Par Hugo Lemonier
  • Publié le , mis à jour le
© Gendarmerie Nationale

© Gendarmerie Nationale

Que sait-on d'Alexia Silva Costa ?

Lundi dernier, cette élève de seconde au CEPMO (Centre expérimental pédagogique maritime en Oléron) de Saint-Trojan-les-Bain sort de son lycée vers 17h30. Elle s'éloigne à pied sans son vélo, ni même son cartable, remonte le chemin de Lannelongue et disparaît. Personne ne l'a revue depuis.

L'alerte est donnée par sa famille vers 20 heures. Le village de Saint-Trojan-les-Bains, où la famille d'Alexia, installée depuis 5 ou 6 ans, est sous le choc.

Le maire de la ville, Pascal Massicot, explique que la jeune adolescente était très bien intégrée socialement. Elle faisait partie d'associations, n'hésitait pas à se faire engager pour des jobs d'été. Ses camarades de seconde du Cepmo la décrivent comme stable et bonne vivante.

D'importants moyens déployés localement

Dès le début des recherches, une dizaines de militaires, un hélicoptère et une brigade cynophile sont mobilisés. Vendredi 5 février, des renforts de gendarmerie sont arrivés sur l'île d'Oléron. Une centaine d'élèves gendarmes quadrillent désormais la pointe sud de l'île à la recherche du moindre indice. Jeudi, des plongeurs ont aussi été mis à contribution pour sonder les marais voisins.

La gendarmerie en charge de l'enquête depuis la disparition de l'adolescente prend l'affaire très au sérieux et explique qu'il lui est difficile de faire davantage localement.

Raison pour laquelle les enquêteurs ont décidé de lancer un avis de recherche au plan national en diffusant massivement la photo d'Alexia ainsi que des éléments qui permettent de l'identifier. Ce genre d'alerte, de l'aveu même des gendarmes, est très rare et ne se produit que 2 ou 3 fois par an.
La famille de l'adolescente a également organisé une recherche citoyenne en forêt, jeudi. Environ 150 personnes, dont des amis et des voisins, ont participé. Des groupes de 10 personnes accompagnées par un gendarme référent ont méticuleusement ratissé des bandes de 150 mètres pendant deux heures.

Les recherches continuent, malgré les intempéries qui compliquent le survol de l'île en hélicoptère.


Les hypothèses des enquêteurs

Fugue, accident, ou enlèvement, à ce stade aucune piste n'est écartée par les enquêteurs.

Nous ne disposons pas encore d'éléments qui nous font privilégier telle ou telle hypothèse"
      Renaud de Martin de Vivies (Coordination gendarmerie)


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