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“Marseille, la pauvreté au coeur“ et ”Bénévole, le goût des autres” à voir dans Enquêtes de région

© Enquêtes de région
© Enquêtes de région

Ce numéro spécial diffusé le 1er mars après Soir 3 réunit deux thématiques fortes, la pauvreté et la générosité. D'un quartier déshérité de Marseille aux nombreuses initiatives de bénévoles auprès d'une population fragilisée dans la région PACA, Enquêtes de région dresse un édifiant constat.

Par Pernette Zumthor

L'émission complète en replay

EDR pauvreté marseille et le bénévoles le goût des autres

Marseille, la pauvreté au coeur

Un reportage de Jean-Manuel Bertrand - Sylvie Garat - Christian Herregods - Thierry Havard - Philippe Hervé
Durée 26'

À Marseille , la pauvreté se concentre aussi dans le centre ville. Selon un rapport récent de l'INSEE, le 3ème arrondissement de la cité phocéenne est le quartier le plus pauvre de France, avec un taux de chômage endémique et des logements insalubres. Le pourcentage des  personnes percevant moins de 60 % du revenu median soit 900€ par mois atteint ici 55% , un record sur le territoire national. 

Le Compas, centre d'observation et de mesure des politiques sociales, estime qu'il s'agit même d'un des quartiers les plus déshérités de la communauté européenne. Résultat : une précarité tant financière que sanitaire et une misère qui ne se cache même plus.

Enquête sur un quartier à deux visages qui oscille entre pauvreté et rénovation urbaine et qui devient aussi la proie des promoteurs immobiliers et des marchands de sommeil.
Extrait 

Entretien avec Jean-Manuel Bertrand 

Pernette Zumthor : Qu’est-ce-qui vous a donné envie de tourner  dans ce quartier de Marseille ?
Jean-Manuel Bertrand : Ayant eu connaissance de l'étude du Compas qui classe cet arrondissement comme l'un des plus pauvres de la communauté européenne, cette réalité, pour le moins choquante à 500 m du Vieux-Port demandait à être cernée. Nous avons filmé ces logements insalubres au cœur d’un scandale sanitaire, le désarroi des habitants mais aussi la solidarité qui se dégage de ces quartiers deshérités.

PZ: Cet arrondissement de Marseille vient-il augmenter les statistiques sur le mal logement au niveau national ?
JMB : Avec un taux de chômage endémique qui touche 55% de la population, cela accentue indéniablement  la courbe des demandeurs d’emplois dans les Bouches-du-Rhône. Si les chiffres du chômage ont baissé en France, à Marseille le taux est encore élevé en partie par l’apport du 3ème dans le calcul régional.
Ces statistiques ont accentué le mal logement dans le département et la fondation Abbé Pierre pointe dans un rapport ce secteur comme l’un des plus mal desservis avec des logements insalubres loués au prix fort par des marchands de sommeil.

PZ : Comment réagissent les populations ?
JMB : Ils se sentent laissés pour compte. Malgré la rénovation urbaine du secteur , ils n’ont pas les moyens d’accéder à  la propriété dans ces nouveaux programmes immobiliers. Baptisés Euromed 2, de nouvelles constructions émergent dans le quartier mais on se demande à qui cela va profiter.

PZ : Comment expliquer l’abandon de certains quartiers par rapport à d’autres et comment se défendent les élus de la ville de Marseille ?
JMB : Nous avons rencontrés sur le terrain la maire du secteur qui est réélue depuis 21 ans. Lisette Narducci veut rester optimiste en s’appuyant sur le tissu associatif et l’élan de solidarité qui règne même dans les cités defavorisées. 

L'élue est consciente de la paupérisation du quartier mais elle parie sur la rénovation urbaine pour relancer un quartier oublié par la mairie centrale et les pouvoirs publics. Les promoteurs immobiliers continuent de grignoter de l’espace et les plus précaires redoutent des expulsions vers les quartiers Nord.

Marseille, la pauvreté au coeur

Bénévole, le goût des autres

Un reportage de Coralie Chaillan - Benoît Loth - Patrick Hubert - Sébastien Lemaire - Daniel Marc .
Durée 26'

Portrait croisé de bénévoles qui oeuvrent dans diverses associations pour soutenir des parcours humains chaotiques. Jérémy, 22 ans en pleine reconstruction, donne de son temps pour distribuer des repas aux sans-abris. Monique, retraitée depuis 12 ans est conteuse au chevet d'enfants hospitalisés ou encore Jean-Laurent, ancien chargé de communication dans le secteur bancaire qui, 3 fois par semaine, rend visite à des détenus.

Les volontaires missionnaires des banlieues – lieux :  une ferme de Sospel / l’Eglise Saint-pierre de l’Ariane / Place de la libération à Nice
│Portrait de Jérémy Greppy, 22 ans, ancien toxicomane et SDF. . Il a était accueilli, à l’Eglise Saint-Pierre de l’Ariane par le père Patrick Bruzzone. Depuis 2 ans, le jeune homme se reconstruit. De bénéficiaire, il est devenu volontaire. Il participe deux fois par semaine à la distribution de repas aux sans-abris.

Association des Blouses Roses – lieu :  Fondation Lenval à Nice  (hôpital pour enfants)
│Portrait de Monique Barthelemy, ancienne institutrice d’un village de montagne, retraitée depuis 12 ans. Et cela fait presque autant d’année qu’elle consacre deux après-midi par semaine aux enfants malades. Elle anime des activités et le soir, se rend à leurs chevets pour leur conter des histoires.

Antenne PACA Corse de l’Association Nationale des visiteurs de prison – lieu : Maison d’arrêt de Grasse
│Jean-Laurent Bracq, ancien chargé de comme dans le secteur bancaire, visite les détenus une après-midi par semaine depuis 3 ans. Il suit régulièrement 3 détenus, nous en entendrons 2. En tout, ils sont 11 visiteurs à la maison d’arrêt de grasse.  Il nous explique que cette forme de bénévolat n’est souvent que peu considérée voir interrogée par ses amis qui ne comprennent pas que l’on puisse consacrer du temps à un détenu.

Association Sans toit, et si c’était moi – lieu : Toulon
│Myriam Picardel, maman de 2 enfants et agent de sécurité a décidé de lancer un food truck pour les sans-abris ou personnes en grande précarité. Tous les mardi elle cuisine dans le camion et leur donne rendez-vous à 19h sur le port de Toulon. Là-bas, avec d’autres bénévoles, elle dresse des tables avec de la vraie vaisselle et des bougies pour une ambiance « comme à la maison ».

Association Parrain, marraine pour m’accompagner – lieu : Nice
│Claire Laroche, retraitée, n’a jamais eu d’enfants. Très active, sportive et créative, elle a ressenti le besoin de transmettre. Depuis 5 ans, elle est la marraine de la jeune Valeska (13 ans aujourd’hui). A ses côtés, la jeune fille a appris à nager, à faire du vélo et découvert les voyages. Valeska est la 4ème d’une fratrie de 6  dont les parents sont divorcés.

Bénévole, le goût des autres

 

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