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L'agriculture : une histoire de femmes

A l’occasion du Salon de l’Agriculture et de la Journée des droits des femmes, nous donnons la parole aux agricultrices longtemps laissées dans l'ombre et considérées simplement comme  "conjointes d'exploitant agricole". 

Par Nora Djaouat

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Elles ont longtemps été reléguées au second plan. Comme épouse du chef d'exploitation agricole, jusqu'en 2009 la MSA (la Sécu du monde rural)  leur octroie à peine le minimum vital une fois retraitée : 280 € mensuel.  "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière », expliquait, encore penaud, celui qui incarne la France des territoires, Gérard Larcher, dans un colloque l'an passé.  ("Être agricultrice en 2017")

 


Les choses ont bien avancé depuis les années 60 où les femmes étaient considérées comme des « domestiques ». Aujourd'hui comme hier, elles sont une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, mesuré et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous donnons la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leur parcours, leurs motivations et leurs envies. 

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole.

C’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer.

 

Crochet et Filles, le champagne au féminin


Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline. 

Quelques bulles de finesse dans ce monde de Brut 

 

Mareuil-sur-Ay, le 14 février 2018 / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
Mareuil-sur-Ay, le 14 février 2018 / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne

 

Delphine Carles, la femme aux 220 tonnes de roquefort 

 

Le Roquefort souterrain s'étend sur 2 km. / © France 3
Le Roquefort souterrain s'étend sur 2 km. / © France 3


Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, avec sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de suivre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui

 

Marie-Noëlle, éleveuse de brebis dans le Vaucluse

Marie-Noëlle a 60 ans. Elle élève des brebis depuis maintenant 37 ans. Fille d’agriculteurs, elle a quitté le Nord pour s’installer dans le Vaucluse à 23 ans quand elle a compris qu’elle ne pourrait pas reprendre l’exploitations de vaches laitières de ses parents.
 

On me disait : qu'est-ce que fait là une femme toute seule ?


 


 

Stéphanie Sordel et la préservation des sols

Stéphanie Sordelle est une cultivatrice militante de l'environnement en Côte d'Or. / © Juliette Lambot / France 3
Stéphanie Sordelle est une cultivatrice militante de l'environnement en Côte d'Or. / © Juliette Lambot / France 3


Stéphanie Sordel est agricultrice en Côte d’Or. Avec son mari elle a rejoint depuis deux ans une exploitation de grande culture et s’est depuis sensibilisée à la préservation des sols.

L’objectif de l’agriculture est de nourrir le monde et pas de le détruire. Sinon nous allons finir sur la lune à manger des trucs synthétiques.

 

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

de la paille pour gambader, vous assure une bonne santé !
de la paille pour gambader, vous assure une bonne santé !




Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup.


Alexandra, la Loirétaine passionnée des ânes 

Alexandra élève des ânes depuis 2009. Elle est venue au salon avec Bohême, une ânesse née en 2011 qu’elle a inscrite au concours générale agricole.

Le lait d'ânesse est multivitaminé et riche en réthinol, et nous produisons avec de nombreuses crèmes de soin.

 

Laetitia et ses vaches en Haute-Corse



Laetitia Simeoni élève des vaches à Calenzana en Haute-Corse. Elle avait commencé avec 200 bêtes, vaches et brebis. Aujourd’hui, pour concilier sa vie de mère et les changements climatiques, elle élève 60 vaches.

Moi j'y crois, je crois en l'avenir. Je n'ai aucun mérite, je ne sais pas faire autrement.

Océane, future ingénieure agronome


Etudiante depuis deux ans à AgroParisTech, Océane y a remarqué que les femmes essayent d’abord « de comprendre comment les choses sont produites » contrairement aux hommes qui selon elle s’intéressent d’abord à la technique.

Nous avons besoin de réfléchir sur ce que nous produisons et comment nous le produisons.

Océane Lachaussée cette jeune ingénieure d'AgroParis Tech a notre avenir alimentaire entre ses mains / © Juliette Lambot / France 3
Océane Lachaussée cette jeune ingénieure d'AgroParis Tech a notre avenir alimentaire entre ses mains / © Juliette Lambot / France 3

 

Les foulards noirs : des femmes d’agriculteurs défendent leurs époux

© XX / France 3 Normandie
© XX / France 3 Normandie


Astrid Granger, Charlène Guérin, Stéphanie Anne et Ludivine Le Monnier sont à l’origine du mouvement Les foulard noirs. Elles se sont unies en 2015 pour éveiller les consciences sur la situation des familles du monde agricole.

Le monde agricole… on ne peut pas mieux le défendre que les hommes mais je pense qu’on le défend différemment.

Christelle Roulet et Armelle Mestre, deux agricultrices limousines
 

Christelle Roulet et Armelle Mestre, deux éleveuses limousines au salon de l'agriculture
Christelle Roulet et Armelle Mestre, deux éleveuses limousines au salon de l'agriculture



Christelle et Armelle sont deux femmes d’une même région qui vivent aujourd’hui de l’agriculture. Mais leur parcours est cependant différent…

Là aujourd'hui, je crée quelque chose, je fabrique (...) c'est vraiment très agréable.

Blandine Bonière, l’as de la communication du monde agricole


Blandine est originaire du Puy-de-Dôme et elle a toujours baigné dans le monde agricole - sa mère étant maraîchère et apicultrice. La jeune femme travaille dans la communication pour le monde agricole.

Les femmes ont peut-être une certaine sensibilité à apporter à l’agriculture.

Blandine Bonière est responsable de la communication pour l'Union des Industries de la Protection des Plantes.
Blandine Bonière est responsable de la communication pour l'Union des Industries de la Protection des Plantes.

 

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA


Christiane Lambert est à la tête de la FNSEA. Cette femme de 56 ans s’est impliquée très jeune dans l’action collective en adhérant à 19 ans au mouvement des Jeunes Agriculteurs.


Aujourd'hui ce n'est plus un métier subi,  les agricultrices choisissent. 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le mot agricultrice n’est apparu dans le Larousse qu'en 1961. Pourtant les femmes n’ont pas attendu cette année là pour trimer dur dans les exploitations… Ici comme ailleurs, elles ont souvent été reléguées au second plan, tout simplement car elles n’étaient pas considérées comme des travailleuses agricoles. Si la femme se levait aux aurores pour aller traire les vaches, elle n’allait pas travailler. Non, elle se levait pour venir en aide à son mari. D’ailleurs, Gérard Larcher le soulignait lors du colloque "Être agricultrice en 2017" : "Longtemps, les femmes travaillant dans les exploitations agricoles - très nombreuses - ont été regardées comme des « femmes d’agriculteurs » et non comme des agricultrices à part entière ».

En 1914, la Grande Guerre enlève les hommes aux exploitations ; en agriculture comme dans le reste des activités économiques les femmes prennent la main et nourrissent la France. A leur retour les quelques survivants mettront un point d’honneur à reprendre rapidement la tutelle.

Les choses ont bien avancé depuis cette période où certains considéraient les femmes, jusque dans les années 60, comme des « domestiques ». Aujourd'hui les femmes sont comme hier une force vive de ce secteur essentiel à notre économie, à notre vie, à notre société. La différence c'est que maintenant leur poids dans l'activité est connu, pesé et les inégalités identifiées.


A l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2018, nous avons souhaité donner la parole à plusieurs agricultrices pour découvrir leurs parcours, leurs motivations et leurs envies. Parce que leurs parcours méritent d’être connus, entendus, reconnus. Chaque jour vous pourrez donc découvrir de nouveaux portraits de ces passionnées de tous âges.

Anne Poupart, productrice du Safran de la baie de Somme

Elle est la seule safranière de Picardie. Anne Poupart a commencé la culture du Safran au début des années 2010. Pourtant, après des études de stylisme à Amiens, rien ne la destinait à ce métier agricole. Elle nous raconte que « c’est une passion qui a démarré il y a dix ans, grâce aux rencontres et aux voyages. Je suis tombée amoureuse de cette fleur et j’ai décidé de m’y consacrer ».

Au départ elle démarre son activité avec 10 000 bulbes et augmente sa capacité chaque année. Elle en compte aujourd’hui 700 000 bulbes.
Son métier lui permet de créer du lien et de partager son amour pour le Safran, avec les personnes qu’elle emploie lors du mois de la récolte, mais aussi avec des restaurateurs qui s’intéressent de près à cette fleur :

Mon travail est maintenant reconnu et on m’invite même à donner des conférences pour des associations. 

Elle a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour la qualité de son Safran, comme lors des Talents Gourmands 2015 dont elle a été lauréate. 

Crochet et Filles, le champagne au féminin 
Une histoire mère-filles et une dose de féminité dans cette exploitation à Mareuil-le-Port dans la Marne. L’origine de l’exploitation remonte à 1730, elle est gérée aujourd’hui par Madame Crochet et deux de ses filles : Marie-Laure et Adeline.Trois cépages sont élaborés par ces trois femmes : Pinot noir, Pinot Meunier et Chardonnay (avec une majorité de Pinot Meunier). Petit note féminine qui fait forcément la différence avec les autres exploitations viticoles : la majorité du matériel est rose !


Delphine Carles, la femme au 220 tonnes de roquefort 

Delphine est à la tête d’une entreprise familiale de Roquefort dans la ville du même nom, dans l’Aveyron. Elle évolue depuis une vingtaine d’années dans ce milieu essentiellement masculin où, grâce à sa passion, elle a trouvé sa place.

Je rêvais de reprendre les traces de mon papa, j’ai toujours voulu faire le même métier que lui.

Pascale, à la tête d'un élevage de porcs label rouge 

Quand elle a rencontré Michel, son mari, Pascale était responsable d'un magasin de prêt à porter à Brest. Elle a ensuite fait le choix de la terre et a pris trois ans, entre disponibilité et congé parental, pour être sûre de son choix.

"Je ne regrette pas ma qualité de vie, le fait de pouvoir organiser mon temps. Mais il ne faut pas avoir peur de travailler beaucoup."

Son exploitation compte aujourd'hui 220 truies, qui chacune met au monde une douzaine de porcelets par portée. Des porcelets, que l'agricultrice élève pendant 182 jours.


 

Le statut des agricultrices

Pour la petite histoire, en 1961 si le mot agricultrice fait son apparition dans le Larousse, le statut juridique de ces travailleuses reste encore flou. Dès 1970, elles peuvent être associées d’exploitation mais il s’est avéré que ce statut profitait principalement aux fils d’agriculteurs. Finalement en 1980 elles bénéficient du statut de co-exploitante qui leur permet de gérer la partie administrative de l’exploitation mais c’est en 1985, avec l’apparition de l’EARL ( (exploitation agricole à responsabilité limitée), qu’elles obtiennent une vraie reconnaissance car ce type de société civile permet aux conjoints de s’associer en individualisant leurs taches et leurs responsabilités. Pourtant c’est seulement avec la loi d’orientation agricole de 1999 et la création du statut de « conjoint collaboration » que les agricultrices disposent enfin d'un accès à une protection sociale.

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