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Bruxelles met en garde Paris et Rome à propos du Lyon-Turin

Bruxelles vient d'adresser une mise en garde à Paris et Rome aprés le sommet franco-italien de Lyon.Elle leur demande de revoir leurs positions sur le Lyon -Turin aprés des demandes de coupes budgétaires pour soutenir l'agriculture.   

Par Philippe Bette

Francois Hollande et Mario Monti se seraient -ils réjouis un peu trop tôt d'avoir remis sur les rails le Lyon -Turin ? Au lendemain du sommet franco -italien où ils ont tous deux affiché à Lyon une grande convergence de vues pour relancer le percement du tunnel transalpin, Bruxelles vient les rappeller à la réalité. Le soutien financier de la communauté européenne au projet n'est pas encore acquis.Et  l'on ne peut réclamer des sacrifices à l'Europe pour soutenir les agriculteurs francais et italiens sans se poser d'autres questions sur la faisabilité d'autres investissements.C'est le sens de la mise en garde adressée aujourd'hui par la commission européenne aux deux pays.       

La Commission européenne a donc invité mardi les dirigeants français et italien à défendre ses demandes de fonds pour les grands projets d'infrastructures dans le budget 2014-2020 afin de pouvoir co-financer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin."Un co-financement de 40% pourrait venir du budget européen, mais cela dépend d'un soutien très fort des dirigeants français et italien pour le "Connecting Europe Facility" (le mécanisme européen d'interconnections dans les Transports, l'énergie et les télécommunications), a averti Helen Kearns, porte-parole du commissaire aux Transports, Siim Kallas.

"Il s'agit d'un fonds très important qui est sur la table comme partie inhérente du budget pour la période 2014-2020 pour financer des infrastructures clé en Europe", a-t-elle rappelé.La Commission a demandé de doter cette initiative de 40 milliards d'euros sur la période, dont 15,5 milliards pour les grands projets d'infrastructures.

L'enveloppe a été amputée de 9 milliards d'euros au fil des projets de compromis présentés par le président du conseil européen, Herman Van Rompuy, lors du sommet sur le budget en novembre. Mais les coupes opérées dans les demandes de la Commission ont été jugées insuffisantes par plusieurs Etats.La dotation demandée pour les actions pour la croissance et l'emploi, dans laquelle est intégré le mécanisme pour les interconnections, devrait encore servir de variable pour tenter d'arracher un accord lors du prochain sommet prévu au début de l'année 2013, ont indiqué à l'AFP plusieurs négociateurs.

La France et l'Italie portent une grande responsabilité dans ces coupes, car ils ont réclamé l'affectation d'une partie des fonds retirés aux actions pour la croissance à l'enveloppe destinée à financer les aides directes à l'agriculture.Une enveloppe dont ces deux pays sont les principaux bénéficiaires.

Pour mémoire,le budget européen peut théoriquement financer 40% des 8,5 milliards d'euros que coûtera la construction d'un tunnel transalpin de 57 km, soit 3,4 milliards. L'Italie prend à sa charge 2,9 milliards et la France 2,2.

 

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